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celak
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la reine des amazone roman fantastique + le voyage de johanne : l'incursion d'une moldue à Poudlar
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22.08.2005
Dernière mise à jour :
20.01.2007
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le voyage de Johanne X

Posté le 02.01.2006 par celak
Le trio de choc


Les élèves s’installaient dans la classe. C’était des troisièmes années. Johanne inspira un grand coup et se retourna calmement.
- Bonjour, je suis le professeur Rowling, je vais vous enseigner la civilisation moldu. Qui peu me dire à quoi sert ce cours ?
Un murmure et des ricanements parcoururent l’assemblée : elle entendit quelques « à rien » ou des « à jouer à la bataille navale version sorcier ». Elle reprit la parole fermement en fronçant les sourcils.
- J’attends de vous un peu plus de discipline Mesdames et Messieurs. Veuillez lever votre main pour répondre et vous exprimer clairement.
Son cœur battait : il lui fallait s’imposer maintenant, pendant les premières minutes du cours. Elle était une moldu et savait que certains de ses élèves la mépriseraient pour ça : leur opinion lui importait peu : elle voulais qu’il la traite avec le respect du à un professeur c’est tout.

Les élèves se calmèrent et certains doigts se levèrent. Johanne interrogea un jeune garçon roux. Elle lui demanda de se présenter.
- Je suis Ron Weasley, Griffondor, Madame, mon père travaille au ministère au service des détournement de l’artisanat moldu, il dit qu’il faut connaître les moldu car ils savent faire beaucoup de chose sans magie : ils sont très ingénieux.
Johanne sourie intérieurement : en voilà un entièrement acquis à sa cause. Son père devait être le Arthur Weasley qu’elle avait rencontré au ministère, un homme charmant.
- Oui les moldus sont ingénieux en effet : ils savent se débrouiller sans magie.
L’un des élèves, un blond platine qui se présenta sous le nom de Drago Malefoy Serpentard, leva la main.
- Je crois savoir que vous êtes une moldu vous-même, Madame ? assena t’il, méprisant.
- En effet, Drago, tu es ainsi assuré d’avoir un professeur qui connaît parfaitement son sujet.
- Bah de toute façon je ne fréquente pas les moldus…
- Ils ont de la chance eux, releva le garçon qui était assis près de Ron Weasley, un brun avec les cheveux en bataille, des lunettes rondes et une cicatrice en forme d’éclair sur le front.
- Lâche moi, Potter, tu es plus d’à moitié moldu toi-même, tu as si peu d’importance que celui qui a tuer tes parents t’as oublié en route.
Entendant ça, le jeune garçon brun sorti sa baguette et la brandi en criant : crache limace ! Tandis que Ron Weasley lançait un expelliarmus tonitruant.
Mais rien ne se passa.
-Ca suffit ! cria Johanne, on ne se bat pas dans ma classe ! vous viendrez tout les trois me voir à la fin du cours en attendant faites vous oublier. Reprenons le cours.


Elle approcha alors son rétroprojecteur du tableau. Quand elle le mit en marche les élèves, qui murmuraient surpris que les sortilèges lancés n’ai pas marchés, sursautèrent étonnés par la lumière blanche qu’il diffusait au tableau.
- Votre directeur a fait subir un sortilège d’Horadus à cette salle, expliqua la jeune femme, vous ne pouvez pas vous servir de vos baguettes ici. Ni d’ailleurs d’aucun autre instruments magique y compris les plumes à papotes et celles à correcteur d’orthographe intégré. Je vais vous distribuer des stylo bille et des cahier : ici, nous allons faire à la mode moldu.
- Vous allez noter ce qui est écrit au tableau maintenant- elle plaça un transparent dans la machine- l’étude des moldus est utile dans le cadre de la loi du secret….
Le cours se poursuivi sans soucis : certains élèves étaient dérouté par les stylos mais dans l’ensemble les élèves étaient attentifs et calmes.

A la fin du cours, Johanne ne savait pas trop quoi faire de ses trois bagarreurs. Elle voulait frapper un grand coup. Même si elle comprenait très bien le jeune Potter d’avoir réagit si fort et Ron c’était montré bon camarade. Elle décida de donner des retenus à tous sans chercher les responsabilités : ils n’avait pas à se battre en classe.
- Vous viendrez ce soir après les cours et tout les autres soirs de la semaine, décida t’elle. Vous allez apprendre à travailler ensemble sans vous battre et sans magie. Ma salle à justement besoin de quelques aménagements : nettoyage, lessivage et un bon coup de peinture.

Johanne profita de la pause déjeuner pour demander à Minerva des éclaircissements sur son trio de bagarreurs.
- Pourquoi ne suis-je pas étonnée que ces trois là se soient fait remarquer ? soupira la professeure de métamorphose. Ils se détestent. Harry est un cas un peu spécial ; c’est un enfant attachant mais terriblement susceptible. Ron et lui sont deux grands amis.

Les Potter se sont fait assassinés quand il avait à peine 18 mois. Il a été retrouvé seul à coté de ses parents avec une cicatrice sur le front. Personne n’a jamais su ce qui s’était passé. Le petit orphelin a été recueilli par sa tante paternelle, une femme horrible qui détestait sa mère parce qu’elle était issue de moldu. Elle a toujours traité Harry comme un pestiféré, il était demi-sang ! Il n’y a pas de sorcière plus raciste que Pétunia Potter. Une sorcière amère, aigrie violente et méchante : on se demande comment le garçon a pu supporter sa vie après le traumatisme de la mort de ses parents.

Cette petite fouine de Malefoy s’amuse toujours a insulter Potter il sait parfaitement que l’autre réagira au quart de tour, son père fréquente assidûment pétunia depuis la mort de Narcissa Malefoy, la mère de drago, et naturellement le statut de sang mélé de Harry l’expose particulièrement : vous avez déjà goûté de la xénophobie de Lucius n’est ce pas ?

- Mon dieu ! Je regrette presque d’avoir puni ce pauvre garçon : il ne doit pas avoir une vie facile.
- Ne vous inquiétez pas, ils n’ont pas à se battre en cours et d’après ce que j’ai entendu c’est lui qui a commencé. Un peu de travaux d’intérêt généraux ne feront aucun mal à ce trio là.

Le reste de la journée ce passa sans incident. A cinq heures, les trois garçons se présentèrent pour leur retenue. Ils furent fort surpris de l’usage que les moldus faisais des balais. Ils effectuèrent leur corvée sans s’adresser la parole : les deux griffondors avaient choisi de lessiver les murs pendant que le serpentard balayais la salle et nettoyait les tables.
Johanne à sa table de travail, commença à écrire un chapitre : la rencontre de Ron et Harry dans le train puis elle réfléchit un moment : son héros serait plus crédible si, comme le lecteur, il découvrait le monde magique progressivement. Elle décida que sa tante serait une moldu : ça s’annonçait bien. Elle aurait une histoire magnifique avec un super méchant qui s’attaque à un pauvre orphelin.

À 19h, Johanne libéra les garçons pour qu’ils puissent aller manger, elle retint néanmoins Drago un moment après les autres :
- Drago, je sais que tu t’imagines supérieur à tous et surtout que tu méprises les moldus dont je suis. Cependant, je suis aussi Professeure dans cette école, tu vas devoir faire avec. Alors pour l’avenir je t‘interdis de prononcé les mots de sang mêlés et sang de bourbes dans mon cours : tu te comporteras avec moi avec le respect qui m’est du sinon tu seras exclu définitivement du cours. Doit-je te rappeler que l’admissibilité à ma matière est exigée pour l’obtention d’un emploi au ministère ? Je te conseille donc de réfléchir à ton attitude et pour t’y aider je veux que tu m’écrive pour lundi prochain deux devoirs d’au moins 2 copies doubles chacun l’un sur la période 1936-1945 en Allemagne et l’autre sur la construction européenne. C’est tout ce que j’avais à te dire tu peux partir.

Le soir en rentrant, Johanne du régler un autre soucis : Consuelo Manello dy Fuego della Véga était là en train de sermonner Elisabeth. La jeune professeur intervint pour défendre sa nouvelle baby-sitter accusée d’avoir tirer au flan pour la préparation du repas du soir.
- C’est moi qui lui ai demandé de rester plus tard car j’avais une retenue avec des élèves. Si ça pose un problème je trouverais une étudiante pour se charger de ma fille, bien qu’à mon avis, Elisabeth à des journée bien assez fatigante avec Amy-Lee et devrais être dispensée de corvée ensuite.
Le chef des elfes lui fit comprendre vertement que son avis n’avait aucune espèce d’importance et ordonna à Elisabeth de se présenter à 5h tout les soirs pour son service. Johanne fut tenté de faire une grimace dans son dos quand il disparu dans un petit plof mais elle se retint et consola Elisabeth qui semblais assez désespérée de s’être attiré les foudre de son chef.


ps l'image ne m'appartient pas je l'ai piqué

le voyage de Johanne IX

Posté le 28.12.2005 par celak
Cérémonie de rentrée

Quand Johanne arriva dans le hall ce soir là elle aperçu des diligences tirées par des espèce de chevaux ailés noir. Ces animaux étaient assez sinistres et elle frissonna en les regardant :
- Ils sont bizarres ces chevaux non ? demanda t’elle à Gilderoy qui s’était approché d’elle.
- Vous les voyez ? Ce ne sont pas des chevaux mais des sombrals. Nous devons leur domestication à Hagrid. Il faut son inébranlable naïveté pour, déjà, penser une seconde à faire ami ami avec ces bestioles.
- Pourquoi ne les verrais-je pas ? Ils sont assez gros !
- Mais invisible normalement, sauf pour ceux qui ont eu un deuil dans leur vie ou qui ont vu la mort de près.
- Ma mère… je suis resté près d’elle jusqu’à la fin.
Il ne répondit rien et posa juste sa main sur son épaule. Curieusement, Johanne ne se sentit pas agacée par cette marque de sympathie d’un homme qui, habituellement, lui portait sur les nerfs.


Ils allèrent ensuite s’attabler avec les autres professeurs tandis que les élèves affluaient dans la grande salle qui avait perdu de son immensité tout d’un coup et paraissait presque exigu maintenant. Quand les tables des élèves furent presque pleines. Les portes s’ouvrirent à nouveau et la professeure McGonnagal s’avança suivie par une ribambelle de très jeunes enfants. D’un claquement de doigt elle fit apparaître un tabouret de bois à trois pattes et un vieux chapeau rapiécé. Les élèves se turent instantanément, puis, une déchirure s’ouvrit comme une bouche dans l’étoffe rapiécée du couvre chef et celui-ci se mit à chanter.

Je suis le choixpeau
Je n’suis pas bien beau
Tout rapiécé, tout couturé
Mais à l’apparence un sorcier
Ne doit pas se fier.

J’ai pour noble tâche de vous répartir
Entre quatre maisons il me faut choisir
Moi qui n’ai ni cerveau ni cœur
Je n’ai pas le droit à l’erreur

Les risque tout, les courageux
Chez Griffondor seront heureux
Les malins, les roublards et surtout les sangs purs
Se retrouveront chez Serpentard à coup sur
Forts en thèmes, intelligents et travailleurs acharnés
A la maison de Serdaigle sont destinés
Enfin les autres, les bons camarades, les aimables
Trouveront en Poufssouffle la maison la plus agréable

Je suis le choixpeau
Je n’suis pas bien beau
Tout rapiécé, tout couturé
Maintenant les sorciers,
Vous pouvez avancer.

Commença alors un lent cérémonial, la sous-directrice appelait les élèves dans l’ordre alphabétique et posait le choixpeau sur la tête du postulant. Ensuite, plus ou moins rapidement, l’étrange couvre chef annonçait une maison. L’enfant était alors accueilli par ses pairs avec force acclamation.

Quand tous les élèves eurent été répartis, le directeur se leva et aussitôt le silence se fit. Mais il se contenta de donner le signal de départ du festin.
- Alors ? s’enquit le professeur Lockhart, que pensez vous de notre petit cérémonial ?
- Très impressionnant ! Comment le choixpeau décide t’il de l’attribution des élèves ?
- Oh ! C’est un point difficile, il a été enchanté par les créateurs de cette école il y a plus de 1000 ans : ils y ont mis chacun un peu de leur âme. Personne ne sait vraiment comment ça marche : le choixpeau tient compte du caractère de l’élève, de se que sa maison pourrait lui apporter et de ce qu’il pourrait apporter à sa maison. Il tient aussi compte de ce que l’on veut.
- Dans quelle maison avez-vous été ?
- Chez Serdaigle : je voulais aller chez Griffondor pour faire plaisir à mon père qui y a fait ses études.
- Il ne vous a pas écouté alors ?
- Non, je ne le voulais pas assez profondément je voulais juste faire plaisir à ma famille mais c’était une mauvaise raison et en fait j’ai été très heureux chez Serdaigle.
- Il semble y avoir une grosse concurrence entre les maisons.
- Oui, à la fin de l’année une coupe est attribuée à la meilleure des maisons. C’est déterminé par les sabliers que vous voyez au dessus de chaque table. Les professeurs attribuent ou retire des points aux élèves.
- Je ne suis pas sure d’approuver entièrement ce principe : ça doit créer de grande division dans l’école et puis c’est injuste de punir toute une maison quand un élève fait une sottise. J’ai toujours désapprouvé les punitions collectives.
- C’est un point de vue. L’école marche depuis plus de 1000 ans comme ça et aucun directeur sain d’esprit ne remettra jamais son fonctionnement en cause : ça serais un suicide professionnel.
- Les sorciers sont conservateurs n’est ce pas ?
- Ce n’est rien de le dire !
La conversation dévia ensuite sur des sujets plus légers, Gilderoy était un compagnon de table plutôt agréable quand il en prenait la peine.
Johanne c’était servie généreusement des délicieux mets qui étaient apparus devant elle et maintenant la ceinture de sa jupe la serrait légèrement si elle continuait ainsi elle allait devoir refaire sa garde robe pensa t’elle « demain régime » mais pour l’instant le gâteau au chocolat et la crème anglaise la tentait bien et tout le monde sait qu’un régime ça se commence le lundi.

A la fin du repas Dumbledore reprit la parole : il présenta les deux nouveau professeurs. Johanne dû se lever elle supporta le regard de tout les élèves en essayant de ne pas rougir : le tract de la rentrée elle l’avait déjà expérimenté et savait que ça lui passerait mais c’était désagréable elle se sentait un peu nauséeuse. Heureusement personne ne lui demanda de dire un mot et elle pu se rasseoir rapidement. Le professeur Lockhart, lui, ne semblait pas du tout intimidé ni traqueux il sourit avec assurance à tout le monde apparemment ravi de monopoliser l’attention générale ce qui agaça un peu johanne.

Dumbledore coupa cours au show du professeur de défense contre le mal en reprenant la parole pour expliquer aux élèves quelques points du règlements : il rappela aux élèves que comme tout les ans l’accès à la, bien nommée, forêt interdite était prohibé ainsi que l’accès à l’aile ouest des bâtiment.
- Les anciens vous diront que le risque en s’engageant dans les zones interdites aux élèves, en plus des punitions et retrait de points, c’est la mort. Aussi je compte sur tous pour respecter les consignes, précisa t’il, notre bien aimé concierge Monsieur Rusard n’arrivera que demain avec sa chère Miss Teigne. Il affichera comme tous les ans la liste des objets interdits à la porte de sa loge.
- C’est sa fiancée Miss teigne ? chuchota Johanne à son voisin.
- Presque, répondit t’il amusé, c’est sa chatte mais elle est un peu particulière : c’est une chatte de sorcier elle est d’une intelligence et d’une méchanceté au dessus de la moyenne.
Avant de libérer les élèves, Dumbledore leur fit chanter l’hymne de l’école : ce fut la plus belle cacophonie que Johanne ai jamais entendu : personne ne chantait sur le même rythme. Pourtant, le directeur se déclara enchanté de la performance de chacun.

le voyage de Johanne VIII

Posté le 25.12.2005 par celak
Réunion de professeurs.




L’installation de Johanne dans un appartement de professeur ne prit pas longtemps : les elfes avait déjà défait ses bagages et installé la petite chambre de Amy-Lee. Minerva lui présenta Elisabeth De la Roche Coubertin, la nurse qui allait prendre soin de la petite fille. Bien qu’un peu compassée elle semblait plus gentille que Consuelo Manello dy Fuego della Véga et Johanne décida qu’elle pouvait lui faire confiance après avoir constaté que sa fille, loin d’être effrayer par l’aspect bizarre de l’elfe de maison, lui montrait spontanément ses jouets avec la confiance qui caractérise les petits de cet age.

Elle s’endormit vite ce soir là, épuisée de sa journée et sachant parfaitement que celle du lendemain, dimanche, serait bien remplie : à l’heure du déjeuner il était prévu une réunion pédagogique avec tout les professeur et le soir à 18h les élèves arriveraient et elle pourrait assister à une cérémonie de répartition.

Le lendemain, Johanne s’habilla avec soin d’un petit tailleur bleu clair : elle voulait faire bonne impression !
-Zoli mama ! s’exclama sa fille avec un grand sourire en se dépêchant d’aller embrasser sa mère avec ses mains pleines de confiture. Johanne fit la grimace… Elle n’avait plus qu’à aller se changer.
- Récuvit ! murmura négligemment Elisabeth.
- Oh merci, s’exclama la jeune professeur constatant la disparition des traînées rouges sur sa jupe, vous sauvez ma matinée.

C’est le cœur léger qu’elle rejoignit la salle des professeurs : le professeur Dumbledore lui avait donné une carte du château afin de lui permettre de se retrouver dans le dédale des couloirs et des escaliers capricieux qui changeaient de place au grés des humeurs du vieux château. Elle avait aussi reçu un petit appareil magique qui lui permettrait d’attribuer ou de retirer des points aux différentes maisons. C’était un petit bouliers avec quatre lignes de perles : rouges bleus vertes et enfin jaunes
Dans la salle des professeurs, Johanne connaissait la plupart des professeurs : elle salua Hagrid et Minerva qu’elle aimait particulièrement, Firenze le centaure qu’elle voyais pour la seconde fois, le professeur Flitwick qui jouait si bien au échec et Sévérus Rogue qui lui faisait un peu peur. Il y avait aussi une grande sorcière habillée en gitane avec des lunettes épaisses comme des fonds de bouteille. Elle se présenta spontanément :
- Bonjour, je suis Sybille Trelawney, professeur de divination.
- Oh je croyais que c’était Firenze.
- Ce canasson ! Il enseigne l’astrologie une discipline mineure qui ne demande aucun talent, cracha la sorcière méprisante, il suffit de savoir compter pour être astrologue même les moldus savent faire ça : les feuille de thé et les lignes de la main, l’interprétation des rêves et des visions ; voilà ce qui demande véritablement un troisième œil. Et, ça, Sybille se redressa en se rengorgeant, seul les vrais sorciers, les sangs purs, peuvent le faire.
- Je vois, répondit froidement la moldue, ce sont en effet des choses qu’une moldue comme moi à du mal à comprendre. Johanne s’éloigna et se rapprocha de Minerva qui discutait avec trois professeures qu’elle ne connaissait pas.


- Ah ! Johanne ! Je vous présente Andréa Vector professeure d’arithmancie, l’équivalent de vos maths, Eléonore Sinistra, professeure d’astronomie et enfin Pomona Chourave qui enseigne la botanique. Les piliers de l’équipe féminine de quiditsh sont réunis ici ! Il manque juste notre capitaine Madame Bibinne.
- Qu’est ce que c’est ? s’enquit Johanne.
- Oh bien sur vous ne connaissez pas ce jeu, répondit la professeure McGonnagal. C’est un sport que les sorciers pratiquent en volant sur leurs balais. Il y a un tournoi à Poudlard entre les différentes maisons qui se déroule sur l’année et puis en fin d’année il y a le match entre professeurs : hommes contre femmes. Ça fait cinq années d’affilée que nous remportons la coupe mais il faut avouer que l’ancien professeur de défense contre les forces du mal était un vieux croûton incapable d’arrêter un souaffle, cette année il faudra qu’ils remanie leurs équipes mais il parait que le professeur Lockhart est un excellent poursuiveur.
La conversation se fit animée ensuite mais Johanne qui ne comprenait pas grand-chose, se dirigea vers le buffet froid pour picorer quelques sandwichs.


- Je vous conseille ceux là, indiqua le professeur Lockhart en arrivant par derrière, la faisant sursauter, avocat saumon c’est un délice.
- Merci, je ne vous ai pas entendu arrivé…
- J’était le meilleur en sortilège du tapinois dans ma classe d’auror, répondit t’il souriant, vous voulez un jus de citrouille ? Venez, il y a des sièges là nous seront mieux.
Johanne détesta cette manière d’organiser tout sans lui demander son avis :
- Vous êtes insupportable, Monsieur Lockhart, j’aime choisir moi-même mon menu et l’endroit où je m’assoit savez vous ?
- Appelez moi Gilderoy et je vous appellerais Johanne. Savez vous que vos yeux sont magnifiques quand ils brillent de colère ?



Elle allait répondre vertement mais à ce moment le professeur Dumbledore appliqua un sonorus à sa gorge et commença à s’adresser à l’ensemble des professeurs.
- Mesdames, Messieurs, j’espère que chacun est bien arrivé et que vous avez tous passé de bonnes vacances. Cette année voit l’arrivée de deux nouveaux professeurs : je compte sur vous pour les aider à s’intégrer. Je vous présente donc Johanne Rowling, professeure de civilisation moldue et Gilderoy Lockhart, professeur de défense contre les forces du mal. Allons levez vous tout les deux que tout le monde vous voit.
Les deux interpellé s’exécutèrent de mauvaise grâce puis Dumbledore repris :
- Monsieur Rusart m’a demandé de l’excuser cette année : il arrivera avec les élèves par le Poudlard Express : sa maman, qu’il part rejoindre tout les étés, rencontre des problèmes de santé et il devait l’accompagner à la maison de retraite des sorciers du soleil déclinant avant de nous rejoindre. Bien, ces précisions étant apportée Minerva va pouvoir distribuer les emploi du temps de chacun : comme chaque année nous avons fait de notre mieux mais de nombreux paramètres sont à prendre en compte, je vous demanderais donc d’être compréhensifs : nous ne pouvons pas satisfaire tout le monde.


Un brouhaha s’en suivi : bien entendu personne n’était satisfait : Rogue, pourtant discret habituellement, rouspétait car certains cours était trop rapprochés et il prétendais ne pas avoir assez de temps pour préparer sa salle. La professeure Sinistra avait un cours le vendredi soir alors qu’elle habitait loin et rentrait tout les week-ends chez elle. La professeure Chourave râlait parce qu’elle avait les élèves en début d’après midi à l’heure de la digestion quand ils sont amorphe…

Johanne souriait : les récrimination n’était pas très différente de celle qu’elle aurait entendu dans n’importe quel collège. Elle-même avait fait une légère grimace en voyant qu’elle avait deux jours dans la semaine où ces cours commençais à 8h30 : elle avait toujours beaucoup de mal à se lever et surtout à quitter Amy-Lee le matin. Tans pis : inutile d’ajouter son mot dans le cœur des récriminations elle savait très bien que le casse tête des emplois du temps était le calvaire de tout les chefs d’établissement chaque année et qu’il était inutile de râler : surtout pour une petite nouvelle.

La réunion se termina ensuite sur quelques recommandations du ministère concernant les programmes. A la manière dont le directeur les retransmit, Johanne comprit instantanément que les recommandation étaient de pure forme : Dumbledore ne suivait que sa conscience et ne laisserais jamais les politiciens se mêler des affaires de l’école. Après ça les professeurs se dispersèrent : Johanne se dépêcha de rentrer dans son appartement pour retrouver sa fille et passer un peu de temps avec elle.


Elle passa le reste de l’après midi à se promener avec sa fille profitant des derniers moment de ses vacances d’été. En rentrant à Poudlard, elle décida d’aller examiner l’espèce de grand stade qui était derrière le château : il y avait 4 grand tours au couleurs de chaque maison avec des tribune et au milieu un grand espace herbeux avec, de chaque coté de la pelouse, une série de trois grand mats surmontés de cerceaux. Ça devait être le terrain où on pratiquait ce sport dont elle avait entendu parlé : le kisskitch ? Le cuidiche ? En s’approchant elle aperçu loin dans les hauteur des silhouettes humaines juchées sur des balais qui filaient entre les mats. C’était assez bizarre de les voir filer à des vitesses phénoménales, penchés sur leurs balais. Il y avait quatre sorciers dont elle ne voyait pas le visage. Et aussi des genre de ballon dont elle n’arrivait pas à comprendre le fonctionnement : elle aurait juré que certain essayé de faire tomber les joueurs de leur balais ! À un moment une petite balle d’or voleta à sa hauteur Amy-Lee, blottie dans l’écharpe contre sa mère passa la main pour tenter de l’attraper mais la balle s’enfuie et repartie vers les hauteurs. Là-bas, une des silhouette la pris en chassa et l’attrapa après quelques figures de voltiges ce qui déclencha des exclamations enthousiastes.

Les quatre balais piquèrent vers le sol et Johanne découvrit les visages rouges d’excitation de ses collègues féminines : Minerva, Andréa, Eléonore et Pomona
- Oh ! Vous êtes là Johanne, s’exclama la première, c’est un temps merveilleux pour jouer au quiditsh ! Nous en profitons tant que les élèves ne sont pas là.
- Vous avez l’air de bien vous amuser ! C’est impressionnant de vous voir filer comme le vent sur vos balais.
Amy-Lee manifesta son envi de sortir de l’écharpe et Johanne la laissa faire : elle essayais de comprendre les explications de ses amies concernant les règles du jeu : il était question de souaffles, de cogneur, de batteuse, de poursuiveuse et de gardienne de but… c’était un peu compliqué.
Les ballais étaient posé, appuyé contre le mur d’un petit bâtiment qui servait de vestiaire aux joueurs. La petite fille en toucha un pour l’examiner puis se mit à en chevaucher un par jeu, les adultes à coté riaient et plaisantaient sans trop se soucier d’elle. A un moment Amy-Lee sentit le balais vibrer sous elle, elle donna un coup de talon sur le sol et redressa le manche.
Johanne poussa un grand cri quand elle vit son bébé filer vers le ciel juchée sur un balai. Minerva suivant le regard de son amie compris instantanément la situation et s’empara de son balais se lançant à la poursuite de la petite imprudente. Heureusement son talent d’attrapeuse n’était plus à démontrer et elle rattrapa bien vite la petite qui était quand même moins rapide qu’un vif d’or. Quand elle rendit la gamine à sa maman, elle riait et demanda à sa mère
- Cor ! Cor ! lalais ! et, penchant la tête sur le coté avec sa moue attendrissante, elle ajouta : Plaaaaaaaaiiiiiit mama !
- Ca suffit ! Jeune demoiselle nous allons rentrer au château et je te donnerais ton bain : les élèves vont bientôt arriver et je doit aller me préparer pour ce soir. Quant à toi je ne veux plus te voir sur un balais : j’ai cru mourir de peur.
Avant de rendre la petite fille à sa mère, Minerva chuchota dans son oreille :
- Quand tu auras l’age je t’apprendrais ma chérie.



ps : l'image je l'ai trouvé elle ne m'appartiens pas

Joyeux Noël

Posté le 24.12.2005 par celak
merci à tout ceux qui me lisent et plus particulièrement à ceux qui prenne la peine de mettre un petit mot.

J'aurais voulu vous mettre un petit chapitre de plus pour noël mais j'avais le choix : écrire ou ranger la chambre des enfants pour qu'ils puissent caser la plétore de jouets qu'ils vont avoir ce soir pour une fois ma conscience à eu le dessus sur ma flemardise légendaire.


alors je me contenterais aujourd'hui de vous souhaiter à tous une trés joyeux noel : que votre famille soit uni, que vous preniez plaisir à cette soirée et que la lueur de pur bonheur que les enfants ont quand ils ouvrent un cadeau soit la lumière qui illuminera votre noel.

le voyage de Johane VII

Posté le 20.12.2005 par celak
Conseil d’administration

Minerva les attendais dans le hall d’entrée :
- Dépêchez vous ! Dépêchez vous ! Albus vous attend. Oh c’est la petite Amy-Lee ? Comme elle est mignonne ! Je peux la garder pendant que vous allez voir Albus.
Johanne hésita un peu : pas vraiment prête à laisser sa fille seule au milieu d’inconnus. Amy Lee n’était pas de cet avis : confortement installé dans les bras de Hagrid elle essayais d’attraper les papillons que la professeur de métamorphose faisait sortir de sa baguette pour elle. Elle riait au éclat. Elle réagit à peine quand sa mère lui dit qu’elle devait aller voir quelqu’un et qu’elle reviendrais bientôt : elle fit gentiment au revoir de la main à sa mère et réclama à la très respectable professeure McGonnagal :
- Cor ! Cor pillons !
Et comme la dame ne s’exécutait pas, elle pencha la tête sur le coté et fixa son regard doré dans le yeux noir de la vieille écossaise en disant d’un air câlin :
- Plait ! Pillons ?
Minerva fondit aussitôt et une nouvelle envolée de papillons multicolores sortie du bout de sa baguette.


Rassurée sur le sort de sa fille, Johanne se rendit auprès du directeur qui l’attendait.
- Ah ! Vous êtes ponctuelle heureusement ! Nous avons rendez vous pour un conseil d’administration exceptionnel : je ne sais pas comment mais certains de nos administrateurs ont été informé de votre embauche et s’en émeuvent. Je vais devoir vous présenter et les rassurer. Ne vous inquiétez pas ils n’ont pas vraiment le choix, j’ai quelques appuis fidèles heureusement.
- où va-t-on ? S’enquit Johanne un peu interloquée.
- Au ministère, pour des raisons de commodité comme on ne peut pas transplaner à Poudlard les administrateurs préfèrent se réunir au ministère. Tenez ma main : Fumseck va nous emmener.
Johanne pris la main du directeur trop étonnée pour poser des question sur le gros oiseaux rouge qui avait pris la place du petit poussin aperçus 15 jours plus tôt nie sur la manière dont celui-ci était sensé les transporter.
Plop ! La nausée et la tête qui tourne, sensations familières maintenant, Ou suis-je ? S’interrogeait la jeune moldue désorientée.
La salle était grande : un genre d’immense hall de gare avec des guichets tout autour. Au milieu, une fontaine représentait des créatures du monde magiques : sorciers, elfes, centaure et gobelins constata la jeune femme, fière de ses connaissances neuves en civilisation sorcière.
Une foule de sorciers s’affairait là, faisant la queue au guichet ou traversant le hall avec des dossiers sous le bras. Prés de la fontaine, une grosse dame habillée tout en rose avec un énorme chapeau surmonté de plumes d’autruche rose et un visage rubicond se disputait avec un petit sorcier maigrichon :
- Tu n’as pas pris le bon formulaire ! S’exclamait t’elle assez fort en fouillant dans son sac.
Johanne ne connu pas la suite de la dispute : le professeur Dumbledore l’entraînait vers l’ascenseur :
- Cinquième étage : salles de conférences indiqua t’il à l’appareil qui s’ébranla lentement.
Au troisième, une sorcière entra : la quarantaine avec un visage ouvert et sympathique, qui s’éclaira d’un grand sourire quand elle entra :
- Albus ! Heureuse de voir que vous avez pu venir à l’heure, je ne sait pas comment vous supportez la bêtise sans nom de nos administrateurs : à votre place je les aurais laissé à leur guéguerre depuis longtemps.
- Bonjours Suzanne, Permettez moi de vous présenter Le professeur Rowling qui va enseigner la civilisation moldue à nos élèves. Vous savez bien que si je me bat encore c’est pour les enfants : si je les laissait qui me succéderais ?
Susanne Bones serra la main de Johanne et se présenta brièvement : elle était rien moins que la présidente du maggenmaggot et une des administratrice de Poudlard.

L’ascenseur s’arrêta enfin et les trois occupants se dirigèrent vers une salle de réunion. Il y avait déjà du monde qui discutait dans la salle.


Il y avait manifestement deux groupes bien distincts. L’un, de trois personnes, comprenait un sorcier blond richement vêtu avec de la fourrure à sa robe de sorcier et un fourreau d’argent à son coté pour ranger sa baguette magique une femme petite et replète avec des bagues à ces doigts boudinés et des dentelles rose à sa robe de sorcier fleuries enfin il y avait un homme brun habillé sobrement de noir. Johanne le voyait peu car il lui tournait le dos.
L’autre groupe était plus important il y avait là six sorciers qui discutaient avec animation : un murmure de contentement les parcourue quand il virent apparaître Dumbledore.
Un grand roux aux yeux bleu vint les accueillir :
- Professeur Dumbledore, Madame Bones et vous vous devez être le nouveau professeur ? Madame Rowling c’est ça ? Je suis Arthur Weasley, Le directeur du conseil d’administration. Nous n’attendions plus que vous pour commencer installez vous.
Un peu anxieuse Johanne s’installa à coté du Directeur de Poudlard. Arthur Weasley ouvrit le débat immédiatement :
- Nous sommes réunis aujourd’hui pour un conseil d’administration exceptionnel à la demande de Lucius Malefoy qui s’alarme de la présence d’une moldue à Poudlard, je vais donc sans plus tarder lui passer la parole, Lucius ?
- Merci Arthur, répondit le Blond sans sourire. Il parlait d’un ton froid et méprisant. La loi nous interdit de révéler l’existence de la magie aux moldus cette loi a été bafoué avec semble t’il la bénédiction de la présidente du maggenmaggot en personne, mais nous connaissons tous l’indulgence de Madame Bones envers Dumbledore. Et voilà que maintenant, en plus d’imposer la présence des sangs mêlés et des sangs de bourbes à Poudlard, voilà que le directeur va infliger à nos enfants issus de sang purs un professeur moldu. Comment cet être de race inférieur pourrais elle enseigner quoi que se soit d’utile à nos enfants ?
- Droit de réponse ! S’insurgea Suzanne Bones sautant sur son siège à la fin du discours haineux du grand blond. D’un hochement de tête le président lui accorda la parole.
-Il ne s’agit pas d’indulgence coupable Monsieur Malefoy, vous savez très bien que dans certain cas la loi autorise le professeur Dumbledore à décillé certains moldus…
- Ce privilège n’est donné au directeur de Poudlard que pour les parents ou tuteurs des sang de bourbes, l’interrompis fort impoliment la petite femme replète.
- Madame Ombrage je ne vous ai pas donner la parole reprocha Arthur Weasley et dois-je vous rappeler ainsi qu’à Lucius que le terme Sang de bourbe est assimilable à une insulte et que le conseil d’administration tolère mal ce langage à sa table de réunion : nous préférons le terme enfant issus de moldus.
- Je disais donc, repris Suzanne Bones, avant d’être –grossièrement- interrompu, les deux femmes échangèrent un regard de pure haine, que le directeur de Poudlard est autorisé à révélé aux parents d’enfant sorciers toute la vérité sur le monde de leurs enfants et c’est ce qu’à fait le Professeur Dumbledore à la maman de la petite Amy-Lee
Johanne poussa un cri étouffé et pali la main sur la bouche. Une rumeur et des chuchotements enflèrent dans la salle.
Après cette révélation, Johanne ne suivi les débat que de loin : son cœur battait trop fort, son crâne la brûlait d’une migraine intense. Il fut question du droit du directeur à choisir ses professeurs en toute indépendance et de l’obligation pour les enfants sorcier d’acquérir les bases de la culture moldue afin de passer inaperçue et de respecter l’obligation de secret. La mère d’Amy-Lee se souciait peu de tout ces débats : elle voulait retrouver sa fille et la serrer dans ces bras, vérifier que c’était toujours la même petite fille adorable qu’hier.
A la fin de la séance, Dumbledore l’entraîna rapidement loin des administrateurs qui voulaient célébrer leur victoire.
- Je vous demande sincèrement pardon Johanne, j’aurais du vous parler : je n’en ai eu la confirmation que pendant votre séjours chez les moldus : j’ai du consulter les registres du ministères ça a été difficile car votre fille est né au Portugal. Quand vous êtes arrivé à Poudlard nous étions pressé : si nous étions arrivé en retard au conseil d’administration ça aurais fait très mauvais effet : c’est tout à fait ce que voulais Malefoy.
- Je veux voir ma fille, que va-t-il se passer pour elle, maintenant ?
- Rien de spécial jusqu’à ces onze ans : peut être quelques manifestations de magies spontanée. Ensuite elle recevra sa convocation à Poudlard.
- Est-ce qu’il vont tous la traiter de… sang de bourbe ?
- J’espère que non, Johanne, c’est toujours un peu plus difficile pour les enfants issus de moldus. Je ne peux pas vous assurer que tout va être simple. Mais je travaille depuis des années à changer les mentalités et vous allez m’y aider : dans votre travail de professeure comme dans votre travail d’écrivaine.
- Merci ! dit simplement Johanne en embrassant le vieil homme sur la joue. Il venait de lui redonner le moral : elle allait se battre pour que sa fille ne souffre pas du racisme des sangs purs.
- Dépêchons nous j’ai hâte de voir Amy-Lee.
Ils étaient de retour dans le bureau du directeur et, malgré la nausée consécutive du voyage avec Fumseck, Johanne couru à la grande salle où l’attendais Minerva Hagrid et sa fille.
- Amy ma petite sorcière ! s’exclama la jeune femme en serrant l’enfant dans ces bras tu m’a manqué.

le voyage de Johanne VI

Posté le 19.12.2005 par celak
Retour chez les moldus

Retour chez les moldus

Cette semaine de vacance passa vite pour la jeune femme : elle se plongea dans la lecture des notes du professeur Mac Léone et dégagea les lignes directrice du programme. En troisième année il s’agissait d’apprendre aux élèves à se débrouiller dans le monde contemporain : les différentes institutions, la scolarité moldue… Tout ce qui pouvais permettre aux jeunes sorciers de mieux comprendre la civilisation moldue actuelle. La quatrième année était axée sur la technologie et la culture contemporaine, laissant l’histoire d’Angleterre aux cinquièmes années. Elle devrait ouvrir les sixièmes années au monde extérieur et aux civilisations du monde entiers. La septième année devait être une année de spécialisations : le professeur devait aider les élèves à choisir un domaine de spécialisation de manière individuelle qui les amènerais à soutenir une thèse de fin d’étude. C’était passionnant : le domaine d’étude était vaste et Johanne avait hâte de rencontrer ses élèves. Dumbledore lui avait expliqué qu’elle n’aurait en charge que les élèves d’origine sorcière tandis que les élèves d’origine moldu étaient pris en charge par le professeur Binn qui assurait aussi les cours d’histoire de la magie.

Elle avait demandé à rencontrer son collègue mais l’avait vite regretter. Le professeur Binn était un fantôme. Johanne se sentait particulièrement mal à l’aise avec ses formes blanches qui dégageaient une aura glacée. En plus le professeur d’histoire de la magie et de civilisation sorcière était particulièrement ennuyeux : même des sujets aussi passionnant que la fondation de l’école ou les révoltes de géants ennuyèrent la jeune femme très rapidement : elle se promit de lire les livres s’y rapportant plutôt que d’adresser à nouveau la parole à son homologue.

Elle s’était baladé prés du lac et dans les jardins, avait passé des heures avec son amie Minerva à parler de leurs mondes respectifs, avait appris les échecs sorcières avec le professeur Flitwick, avait soigneusement évité Rogue et Lockhart. Il était maintenant temps pour elle de retourner chez elle pour préparer son déménagement. Elle se tenait devant le professeur Dumbledore qui lui expliquait l’usage de son moyen de transport personnel. L’objet, un livre, avait était enchanté de manière à ne se déclencher que si elle lisait les dernières lignes à voie haute. C’était un portoloin aller-retour un objet de haute technicité magique que seul un sorcier de grande capacité comme le directeur de cette école était capable d’en créer mais Johanne n’était pas assez avertie de ces matière pour s’en rendre compte : pour elle c’était juste un objet bien pratique. Le directeur averti la jeune femme :
- Vous ne pouvez pas arrivé directement dans le château vous arriverez à la gare comme la première fois : l’intérieur de l’école est protégée contre toute intrusion de l’extérieur par contre vous pouvez partir d’ici sans problème.
Ils discutèrent encore un moment des modalités de son déménagement puis Johanne se résigna à quitter ce lieu enchanteur en faisant le vœu de n’avoir pas vécu un rêve.



Elle n’aimais pas du tout la sensation d’être aspirée que produisait le voyage en portoloin, elle regarda autour d’elle, nauséeuse : elle était dans le terrain vague où tout avait commencé elle se dépêcha pourtant d’ouvrir le livre pour déclamer à haute voie les quelques lignes de mot de passe. Elle se retrouva à nouveau à la gare de pré au lard. Elle était soulagée : le livre marchait et elle n’avait pas rêvé : Poudlard était là dominant de son ombre impressionnante et mystérieuse le village sorcier : pas de ruine cette fois, elle avait été initié par Hagrid et c’était pour du bon. Soulagée, elle refit le voyage en sens inverse. C’est plus nauséeuse que jamais et avec une migraine persistante qu’elle retrouva son petit appartement : les voyages magiques était décidément très éprouvant.

Elle avait du travail. Son ex devait venir cet après midi raccompagner sa fille et comme d’habitude son appartement était en désordre en plus une épaisse couche de poussière témoignait de son absence d’une semaine. Elle retroussa ses manches, enfila un tablier et se mit au travail, commençant par ranger la vaisselle qu’elle avait laissé sécher sur son plan de travail une semaine plus tôt. Elle sourit en pensant à Consuelo Manello dy Fuego della Véga : il aurait tout nettoyé d’un claquement de doigts. Comme elle ne savait ni claquer des doigts comme l’elfe de maison ni remuer son nez comme Samantha Stevens, elle mis plusieurs heures à briquer son appartement pourtant minuscule.

Madame Figg, sa voisine vint lui apporter son courrier. Un de ses –nombreux- chats se faufila dans l’appartement quand la porte s’ouvrit et la vieille commère en profita pour entrer. Une fois à l’intérieur elle ne parut pas pressée de chercher son chat réfugié sous une armoire et laissa son regard avide traîner autour d’elle. Elle avisa l’édition ancienne des mille et une nuits traduite par Sir Richard Burton :
- Ce livre est terriblement subversif j’espère que ce n’est pas ce que vous enseignerez à vos élèves.
- Comment savez vous que je vais enseigner ? demanda Johanne en essayant de récupérer le livre l’air de rien – et c’est difficile d’avoir l’air de rien quand on essaie d’arracher un livre au griffes acérés d’une harpie comme Madame Figg.
- Vous ne m’aviez pas dit que vous étiez enseignante ? C’est bientôt la rentrée et je suppose que vous avez trouvé un poste non ?
- En effet, Madame Figg d’ailleurs je vais enseigner dans un collège privé à la campagne. Je serais très souvent absente je vous serais reconnaissante de continuer à prendre mon courrier.
- Bien sur, répondit la dame au chats, jubilant sans doute à l’idée de tout les courriers qu’elle allait pouvoir ouvrir à la vapeur, Je connais tous les collèges des environs dans lequel allez vous ?
- Je doute que vous connaissiez celui là il est très peu connu.
- Oh vraiment ? Si vous le dites… Allons Miss Teigne sort de là, elle est un peu sauvage celle là : vous comprenez je la garde pendant l’absence de son maître.
Enfin, Miss teigne sortit de sa cachette et Madame Figg de l’appartement. Johanne poussa un ouf de soulagement.


Elle était en train de trier les vêtements qu’elle souhaitait emmener à Poudlard quand John sonna à la porte. Le cœur de Johanne se serra quand elle pris sa fille dans ces bras : elle lui avait manqué. Elle serra la petite fille dans ses bras sans rien dire reniflant son odeur d’amande et de lait, admirant son visage d’ange.
- Tu lui a manqué, admit john.
Elle l’invita à entrer et boire euh... un verre d’eau c’était à peu près tout ce qu’elle avait à offrir.
- Mais elle était aussi heureuse de te voir j’en suis sure, répondit la jeune femme.
- Oui, nous nous sommes bien amusé. Elle a fait des progrès tu sais elle marcheras bientôt… et je ne serais pas là pour le voir continua t’il amer.
- Tu reviens quand ?
- Pour noël, je pense mais on pourras se téléphoner entre temps : tu me donneras des nouvelles.
- Ah… euh justement je voulais te parler : j’ai trouvé un travail dans un collège privé. C’est au milieu de la campagne écossaise les portables ne passent pas : il faudrait prévoir un rendez vous téléphonique à heure et date fixe.
- Mais tu ne peux pas ! Je veux pouvoir avoir des nouvelles d’amy-lee très souvent moi ! Il n’y a pas de téléphone dans ton collège ?
- C’est un collège assez strict même pour les professeurs. Ecoute, il faut bien que je vive et le poste est très intéressant.
- Tu sais très bien que je pourrais te payer une pension.
- Ce n’est pas la question John : je veux travailler. Je te rappelle que je suis libre de vivre ma vie comme je l’entends maintenant.
- Oh oui ça va ! Il ne s’agit pas de toi mais de ma fille.
- Mon but n’est pas de l’éloigner de toi et tu le sais très bien. Je te promets que tu auras des nouvelles de Amy aussi souvent que possible. De toute façon elle aussi serait malheureuse si je l’éloignais de toi.
- Bon de toute façon je n’ai pas vraiment mon mot à dire n’est ce pas ? Donne moi le numéro de ton école et je t’appellerais…disons tout les dimanches soir ?
- Non, moi je t’appellerais tout les dimanche soir : ça éviteras que l’on me cherche dans toute l’école ou d’être obligée d’attendre près du téléphone.
- Tu as gagné : on feras comme tu veux
Johanne poussa un ouf intérieur : elle ne pouvait tout de même pas expliquer qu’elle partait dans un château magique sans téléphone ! Une fois John partit elle se sentit mélancolique et seule : même si elle avait eu de bonne raisons de divorce elle avait aimé John de toute son âme. Il avait été son meilleur ami, son meilleur amant et il restait un excellent père. Son absence créait un énorme vide qu’elle n’était pas sure de pouvoir combler un jour. Heureusement la petite Amy-Lee qui s’occupait à vider consciencieusement son placard à casseroles en faisant le plus de bruit possible se mit a rire au éclat quand elle aperçu son reflet déformé dans l’inox d’une cocotte. Le regard émerveillé et espiègle de la petite fille remis du baume au cœur de sa mère.
- Nous allons faire un beau voyage ma chérie, tu vas vivre une aventure que peu d’enfants peuvent se vanter de vivre.
- Mama ? Colas ? demanda la gamine en montrant le placard où sa mère rangeais le chocolat.
Johanne passa le reste de la journée à savourer la joie de retrouver sa fille. Goûtant là une magie qui n’avait besoin d’aucun enchantement.
La semaine passa rapidement : il y avait des formalité à régler avant son absence, ses bagages à mettre en malle et ses cours à préparer.
Le 30 Août, comme prévu, Consuelo Manello dy Fuego della Véga passa prendre ses bagages et le matériel de puériculture de Amy. De son coté, Johanne pris sa fille dans les bras, ouvrit son livre et prononça les paroles consacrées.
Comme d’habitude, elle ressentit une violente nausée en arrivant à pré au lard. Inquiète, elle jeta un coup d’œil sur sa petite qui éclata de rire et battis des mains :
- Cor ! Cor, hanège !
Ça commençais bien, la petite fille n’avait pas l’air traumatisé, elle était en train d’examiner avec attention Hagrid venu les accueillir. Elle lui tendis les bras et tira un peu sur sa barbe. ! Le géant rougit en se raclant la gorge :
- Hem ! Hem ! Le professeur Dumbledore vous attend professeur Rowling.
Il prit la petite dans ses bras et lui montra un des furet qu’il baladait toujours dans ces poches. La gamine ravie ce mit à lui raconter des choses dans son charabia incompréhensible pas impressionnée pour deux sous par la taille de son nouvel ami. Johanne heureuse de voir sa fille aussi sociable les suivis vers Poudlard, souriant avec optimisme à la nouvelle vie qui l’attendait.

je voyage de Johanne V

Posté le 12.12.2005 par celak
Aux trois balais.


Dumbledore entraîna la jeune femme dans un pub qui aurait eu beaucoup de point commun avec un pub moldu si on excluait la clientèle. Les sorciers présents arboraient des robes bigarrées, des cheveux multicolores ou des chapeaux aux formes abracadabrantesques. La jeune anglaise n’osait pas dévisager trop ostensiblement les personnes présentes. Mais, elle se demander quand même où pouvait se trouver la bouche du petit personnage velu qui buvait une boisson à la paille au bar. Il avait le visage recouvert de beaux cheveux châtain clair. A moins que cela soit des moustaches ? Quant à la jeune sorcière qui pérorait devant un cercle de bellâtres émerveillés, elle changeait sans arrêt de couleurs de cheveux en tapotant le sommet de sa tête avec sa baguette magique. Johanne la vit passer du rose au violet en passant par le vert et le orange dans l’espace d’une minute.
Derrière le bar, souriante et avenante, trônait Mme Rosmerta, reine de ces lieux, dont la beauté et les charmes pleins de rondeurs ne devaient pas être pour rien dans le succès de cet établissement. Le vieux mage lui commanda deux bierrobeurres et revint s’asseoir auprès de sa nouvelle professeure qui avait trouvé une table d’où elle pouvait observer tout à son aise.
- Je me sent un peu déplacé avec cette tenue conventionnelle confia t’elle à son employeur.
- A vraiment ? C’est toujours ce que je ressent quand je doit m’habiller en moldu : voyez vous j’ai un peu de mal à comprendre vos codes vestimentaires.
- Comment devrait je m’habiller quand j’enseignerais et qu’attendez vous de moi ?
- Vous vous habillerez comme vous voulez. Et puis vous pourrez aussi essayer de donner un peu de sens de la mode moldus à nos élèves : la plupart du temps c’est catastrophique quand il doivent sortir dans une ville moldue il se font repérer par leur tenues excentrique. Je vous laisserai les notes du Professeur Mac Leone. Il s’agit avant tout de leur expliquer les principales institutions de votre monde, un peu d’histoire, de littérature… qu’ils ne semblent pas à chaque fois sortir de Mars quand il doivent parler à des créatures non magiques.
- J’espère que je serais à la hauteur : je sais si peu de chose de votre monde… j’ai un peu peur de gaffer.
- Ne vous inquiétez pas nous avons encore un mois pour vous initier à la culture sorcière.
- Qu’est il arrivé au professeur Mac Leone ?
- Oh je savais en l’engageant qu’il ne resterais pas éternellement avec nous : ce n’était pas un sorcier à part entière. Duncan était un Immortel : une catégorie d’humain mal connus qui partagent depuis des siècles l’existence des sorciers et des moldus. Ils peuvent vivre éternellement à moins qu’on ne prenne leur tête. Ils se battent entre eux depuis des siècles car « il ne peut en rester qu’un » Sir Nicolas était des leurs autrefois… c’est même Duncan qui lui a quasi pris sa tête.
- Quasi ?
- Oui, elle tient encore un peu pour la grande tristesse du fantôme des Griffondors qui de se fait est exclu du club des fantômes sans têtes.
- Il n’était pas sorcier Sir Nicolas ?
- Bien sur sinon il ne serait pas fantôme.
- Oh donc les sorciers ne meurent pas ils deviennent des fantômes ?
- Non, pas tous. On ne sait pas trop pourquoi certains ne se résigne pas à quitter cette existence et préfèrent rester sous une forme amoindrie… ça reste assez rare.
- Et donc ce Duncan Mac Leone ? On lui a coupé la tête ?
- Pas que je sache, mais il s’ennuyais un peu avec nos élèves et puis il s’entendais mal avec Sir Nicolas : je croit qu’il y avait une histoire de femme mal digérée entre eux.
- C’est l’histoire ou la femme qui a été mal digérée ? Excusez moi mais entre les vampires, les loups garous et les centaures je m’attends à tout même des immortels anthropophages !
Dumbledore éclata de rire, séduit par le sens de la répartie de sa nouvelle recrue. Et, voyant à la porte le Professeur Lockhart, il fit signe à celui-ci de se joindre à eux.


Johanne n’avait pas encore eu l’occasion de parler au professeur qui était indirectement à l’origine de son arrivée à Poudlard. Il était blond avec des yeux bleus et un sourire de présentateur télévision. A part ce physique de caricature de prince charmant, il était étonnement normal par rapport aux autres sorciers qu’elle avait rencontré jusqu’à présent : Dumbledore ressemblais à Gandalf le blanc, McGonnagal était une animagus, Hagrid était un demi géant, Rogue un vampire. Le jeune premier prit la main qu’elle lui tendais et la baisa cérémonieusement. Puis il prit un tabouret en face d’elle et lui fit un clin d’œil espiègle :*
- Vous avez séduit notre directeur Mademoiselle : l’ambiance est gaie à votre table.
- Madame, je vous prie, si vous ne souhaitez pas que je vous appelle damoiseau répondit t’elle un peu acide.
- Oh ! Elle pique la guêpe, s’amusa le damoiseau. Excusez moi, reprit-il plus sérieux : j’oubliais que les moldue sont moins traditionalistes que nous.
Une lueur d’amusement dansait encore au fond de ses yeux qui contredisait totalement ses excuses malgré sa moue de contrition. Dumbledore que cette échange amusait visiblement expliqua au jeune homme que Johanne allait devenir leur professeur de civilisation moldu ce qui enthousiasma beaucoup le professeur Lockhart.
- Il est donc heureux que vous ayez emprunté mon portoloin, Madame.
- oh oui ! Je ne l’ai pas fait exprès d’ailleurs… Un hasard improbable… le destin peut-être ?
- Oui, le destin sans doute surtout que normalement, je transplane quand je viens à pré au lard, mais il se trouve que j’ai reçu un coup sur la tête la semaine dernière lors d’une rencontre un peu musclée avec un mage noir dans ces conditions les médicomages m’ont recommandé d’éviter les transplanage.
- Le transplanage ? Un mage noir ? J’ai quelquefois l’impression de ne plus comprendre parfaitement ma propre langue en votre présence.
- le transplanage c’est l’action de se dématérialisé en un lieu pour apparaître dans un autre lieu : ça demande une grande concentration et beaucoup de puissance magique : les enfants, les femmes enceintes, les malades préfèrent voyager par cheminée ou portoloin…
- Par cheminée ?
- Et bien oui ! Il faudra que je vous montre un jour dit le bellâtre avec un clin d’œil coquin. Elle répondit par une moue dubitative : voyager en cheminée avec lui ? Pourquoi faire grand dieu ! Cet homme est d’une insupportable fatuité pensa t’elle.
- Quant aux mages noirs, repris Lockhart, je vous ferais le récit de mes exploits un autre jour, même si j’ai beaucoup apprécié votre compagnie je vais devoir vous quitter : j’aperçois mon patron avec qui j’avais rendez vous : il n’est pas du genre qu’on peut faire attendre…
En effet un homme était entré dans le bar. Etait-ce vraiment un homme ? Johanne l’aurait volontiers qualifié de monstre si elle n’avait eu peur que lui aussi soit légimens. Cet être tordu et difforme ressemblait bien peu à un humain : il avait le visage couturé de citatrices et un de ces œil avait été remplacé par une prothèse de verre proéminente dont la pupille tournais en tout sens. Quelques cheveux gris épart et une barbe naissante le rendaient plus repoussant encore, loin de cacher ses stigmates. Il avait une jambe artificielle que dissimulait mal son grand manteau rapiécé et crasseux. La jeune femme fut surprise de voir Dumbledore le saluer avec respect : elle réprima la grimace de dégoût qu’il lui inspirait et inclina la tête poliment quand le directeur la présenta à Alastor Maugrey.
- Mon cher vieil ami, je vais retourner à Poudlard avec ma charmante compagne et vous laisser parler travail en paix, indiqua le vieux mage en se levant.
Sur le chemin du retour, il expliqua à Johanne que le professeur de défense contre le mal effectuait encore quelques missions pour le chef des aurors – le service de police des sorciers.
- Alastor est un acharné : il traque les mages noirs avec un acharnement de pitbull qui ne lui a pas toujours porté chance…
- Ces cicatrices ?
- Elles sont autant de témoignages de son courage et de son abnégation, il a beaucoup perdu pour le bien commun soupira Dumbledore.
Ils arrivaient à Poudlard. Les autres professeurs étaient dans la grande salle où le déjeuner avait déjà été servi. Johanne fit honneur à la bonne chère et la compagnie agréable de Hagrid et Minerva.

la reine des amazone III

Posté le 12.12.2005 par celak
Chapitre III : Le prince au yeux clos


Annie se secoue : la réunion avec le syndicat des diamantaires est cruciale pour le futur. il faut se préparer elle demande à Sila d'aller à l'hôpital prendre soin de son oncle pendant qu'elle et sa suite enfilent les robes cousus pour l'occasion plus opaques que les simples voiles auxquelles elles sont habituées car il ne faut pas choquer les vieux barbons. Elles se parents des plus belles pierres de leur île. Annie les inspecte : il faut qu'elles soient parfaites. Au moment de partir la sonnerie du téléphone satellitaire retentit : c'est Nilo. Il veut parler à la reine. En l'écoutant, Annie blanchit :"on savait que sa risquait d'arriver pendant mon absence : fait ce qui était prévu et j'arrive au plus vite". Elle s'avance vers une des jeunes filles elles ont le même regard toute les deux :" ce que nous redoutions vient d'arriver comme prévu tu me remplacera ici pendant que je retournerais sur l'île.


Le banquet passait lentement il y avais des discours : l'hypocrite bienvenu d'une profession qui voyaient arriver une possible concurrence et un chambardement de leurs habitude de travail avec plus que de la méfiance. Annie regrettait d'être obligé de laisser Civa dans ce nid de crabe mais elle n'avait pas le choix et la jeune fille saurait se défendre. Au cours de son propre discours la reine l’avait présentée comme l'interlocutrice principale pour les négociations future. Annie était déjà sur son île elle n'était pas sure d'avoir envie d'empêcher ce qui se passait la bas mais elle était reine et ce dont elle avait envie comptait peu.

Aussitôt après la réception, elle se mit en route : taxi avion bateau elle en avais pour 15 heures avant de retrouver son foyer. Alors qu'elle cherchait le sommeil sans le trouver dans l'avion, elle pensait à Mounio. Aurait t'elle du avorter? Quand quelque semaine après l'attaque de l'île elle s'était rendue compte qu'elle était enceinte c'est la décision qu'elle avait prise. Cet enfant était le fruit d'une union consanguine. Elle connaissait la politique des amazones sur ce sujet. Quand une reine soupçonne un risque de consanguinité dans une grossesse elle s'arrange discrètement avec les guérisseuses : tisane de sauge ou même avortement chirurgical sous anesthésie au kirpa règlent le soucis sans que la mère ai son mot à dire. Un enfant anormal c'est une tache sur la réputation de la reine dont l'un des rôles principaux et d'arranger les unions éviter les atavismes. Quand un enfant né porteur de handicap la mère a le choix entre le tuer discrètement avec la complicité des guérisseuses ou bien le confier à la reine qui le remet à la communauté des rechazadi. Cette petite communauté situé sur une petite île de l'archipel des amazones accueille tout les réprouvé de la société amazones : hommes insoumis, femmes violentes, handicapés moteurs et physiques. Placés sous la responsabilité de la reine, ces êtres ne manquent de rien matériellement mais sont un poids sur la conscience des dirigeantes amazones qui tentent d'oublier ces laisser pour compte de leur société. Quand Annie avait eu connaissance de leur existence elle s'était insurgé bien sure avec toute sa morgue d'occidentale contre ce ghetto malfamé qui contrastait tristement avec la brillante société amazone. Mais la reine Mounia lui avait fait valoir que la mini société des rechazadi était préférable pour les laissé-pour-compte que d'être la lie de la société amazone. Annie se souvenait des larmes dans les yeux de Mounia quand elle lui avait dit que l'un des enfants était son petit fils. Elle ne se doutait pas alors que quelques mois plus tard elle reviendrait s'asseoir sur la plage des rechazadi avec les mêmes larmes dans les yeux c'était elle maintenant leur mère à tous, leur protectrice, et elle portais en elle un enfant qui risquait de venir les rejoindre. Elle avait été lâche elle avait fermé son esprit à la voie raisonnable qui lui disait qu'il fallait avorter. Elle était persuadée que l'enfant qu'elle avait eu dans l'amour avec Nilo, cet homme qu'elle aimait tant, cet amant parfait, cet enfant là ne pouvais être que parfait.
Elle avait fini par parler avec Nilo elle l'avait pas mal évité depuis le massacre qui avait eu lieu sur l'île ses responsabilité nouvelle de reine l'avaient accaparée. Mais maintenant il s'agissait d'agir elle avait demandé à Nilo de la rejoindre dans sa chambre un soir. Ce qu'elle avait à dire était difficile :
- Tu sais que nous sommes frère et soeur, commença t'elle hésitante.
- C'est pour ça que tu m'évites depuis 1 mois? Son ton était lourd de reproche il retenait ses larmes.
- ça et autre chose... Tu sais que nous ne pouvons plus dormir ensemble....
- Pourquoi m'avoir inviter ce soir dans ce cas? L'interrompit-il accusateur.
- Je suis enceinte, lâcha t'elle enfin.
- Enceinte? De moi? Mais c'est merveilleux! dit Nilo en la prenant dans ces bras. Pourquoi sembles-tu catastrophée?
- Mais tu ne comprends rien ! Annie se dégagea vivement. Ce bébé ne peux pas naître nous sommes frère et soeur. Il sera anormal, rechazado!
- Comment peux tu le savoir à l'avance? Demanda le jeune homme intrigué.
Ce qui était évident pour Annie et qui l'était aussi pour Mounia et Alia femmes éduquées comprenant les arcanes de la génétique ne l'était pas pour Nilo homme que son éducation avait cantonné au taches qui étaient celles de son sexe sur cet île. Il savait qu'il existait un tabou sur la sexualité entre personne d'une même famille mais il n'avait jamais compris pourquoi. Il resta donc assez perplexe devant les explications que sa soeur essaya de lui fournir sur les risques qu'encourait leur enfant. Pour lui le principal risque c'était Annie et son incompréhensible désir d'avorter. Il ignorait même que les femmes soient capables de ça et en fut assez perturbé.

Il n’avait pas vraiment fait pression sur Annie. Mais il montrait tant de bonheur à la perspective d’être père qu’elle n’avait pas eu le courage de prendre le mélange abortif, à base de sauge et de kirpa, que Sila avait apporté à sa demande. Quand le bébé était né, Annie n’avait pas pu éviter de voir dans le regard de la guérisseuse une lueur d’inquiétude. Il était petit avec une grosse tête et des yeux très rapprochés. La nouvelle mère était malgré tout folle de ce bébé qu’elle câlinait avec délice. Au terme de la cérémonie de baptême, trois mois après la naissance il fut appelé Mounio en mémoire de la reine défunte. Son père prenais en charge toute sa vie quotidienne ne l’emmenant à sa mère que pour les tétés. Celle-ci était un peu frustrée par ce partage des taches qui l’empêchait d’être auprès de son fils autant qu’elle l’aurait voulu. Mais, d’une part les traditions amazones voulaient que les pères soient plus adaptés aux soins aux nourrissons que les mères. D’autre part ces responsabilités de reine lui laissait d’autant moins de loisir qu’elle marchait sur des œufs tant elle était peu au fait des coutumes et règlement locales. Elle passait malgré tout ces soirées avec Nilo et Mounio aussi souvent qu’elle le pouvait. Ils formaient presque une famille normale sauf que les deux parents étaient frère et sœur et s’interdisaient donc tout rapport physique. Pourtant Annie désirait Nilo autant que la réciproque était vraie. Ils échangeaient des regards qui les laissaient tremblant tout les deux mais ils s’abstenaient d’en parler : conscients que cela ne changerait rien.

Mounio grandissait et sa différence avec les autres enfants grandissait : il était aveugle, Annie en avait maintenant la certitude. Des voix s’élevèrent alors au conseil des nobles dames : cet enfant ne sera utile à personne. Il ne trouvera pas de femme. Il serait mieux avec les rechazadi. La reine ne pouvait ignorer la pression constante qu’on exerçait sur elle. Elle balaya les « recommandations » de ses conseillères en répondant que Mounio était trop jeune qu’il tétait encore le sein et qu’il n’était une charge pour personne d’autre que son père Nilo qui ne se plaignait pas. Annie se fit envoyer par son oncle des méthode pour apprendre à Mounio à lire et écrire et puis il devin rapidement très fort en informatique grâce au clavier en braille qu’il reçu en cadeau de son grand oncle. Rapidement le garçonnet se familiarisa avec les taches d’administration et de communication du commerce de pierre précieuse. Les dames le laissèrent faire même si elles n’en pensaient pas moins. C’était une perte de temps de laisser un garçon apprendre à lire et écrire : ils ne sont pas là pour ça. Ce garçon qui se mêle du commerce de nos joyaux c’est une honte. Mais les voies finirent par s’éteindre devant l’efficacité du jeune aveugle.

Le jeune garçon était aveugle pas sourd. Il avait bien compris qu’il ne faisait pas l’unanimité : il se taisait et travaillait dur essayant d’être utile pour cette communauté qui le rejetait. Il était seul. Il y avait Nilo son père et son soutient qui l’avait aidé et encouragé dans sa quête du savoir. Mais Nilo était si soumis, si craintif : il suffisait qu’une dame passe aux alentours pour qu’il cache sa coupable tendresse pour le garçon sous un ordre acerbe. Mounio haïssait son père presque autant qu’il l’aimait. Il haïssait ses silences fais de résignation quand il regardait sa mère avec l’autre. Il haïssait le sourire triste de nilo qui lui disait que sa mère était la plus belle des reines de l’île. Il haïssait aussi sa mère cette traîtresse lointaine. Si elle montrait pour lui plus d’intérêt que les mères en montrent d’ordinaire aux garçons, il restait cependant certain qu’elle préférait Civa la petite fille qu’elle avait eu avec l’autre. Pourquoi avait elle quitté son père ? Elle le respectait il le savait bien, il les avait entendus parler ensemble pendant des heures : elle se fiait à lui et lui demandait des conseils pour gérer le royaume et quand ils se parlaient leur voix prenaient une intonation tendre et complice que le jeune garçon connaissait bien. Pourtant elle tenait Nilo à distance et ne l’invitait jamais à dormir avec elle : pour cela il y avait l’autre : ce larbin avec une intelligence de moineau et une vois de crécelle.

le voyage de Johanne IV

Posté le 21.11.2005 par celak
Chez Gringott



Le lendemain matin, au petit déjeuner, le Professeur Dumbledore proposa à Johanne une visite de Pré au lard, le village d’à coté. La jeune femme fut ravie de cette occasion de parler en tête à tête au Directeur : elle voulais lui demander pourquoi il avait ainsi ouvert les portes de son école à une inconnue moldue. Quand elle lui posa la question, le vieil homme l’observa un moment au dessus de ses lunettes. Elle avait l’impression qu’il essayer de percer le fond de son âme pour vérifier si elle était digne de confiance.
- J’ai besoin de vous, Johanne, dit il en lui souriant avec bienveillance.
- Besoin de moi ? Que pourrais-je bien faire pour vous ?
- Ce que vous faites depuis que vous êtes ici : observer notre société et écrire un livre. Vous avez un regard neuf et critique sur notre monde. Quand votre livre sera publié, il sera un succès phénoménal et pas seulement chez les moldus. J’espère que les sorciers apprendront beaucoup de vous, qu’ils se verront avec votre regard.
- Les sorciers lisent les livres moldus ? demanda l’écrivaine dubitative.
- Normalement non, mais ils liront le votre je vous le garantie.
- Etes vous une sorte de voyant ? Interrogea la jeune femme en le regardant avec attention.
- Non, sourit le vieil homme, mais je connais bien mes congénères et j’ai une très longue expérience des humains, qu’ils soient moldus ou sorciers. Faites moi confiance Johanne, je vous en prie : rendez moi ce service. Ecrivez un livre, à votre manière, selon votre cœur vous y gagnerez la célébrité et la fortune dans votre monde et vous donnerez à mes compatriotes une leçon dont ils ont besoin.
- Oui je vous fait confiance, c’est assez bizarre d’ailleurs on ne se connaît pas depuis longtemps. De toute manière pour tout vous dire, j’ai déjà quelques lignes directrices pour un roman et une folle envie de l’écrire.
- J’en suis ravi ! Alors il n’y a pas de problème entre nous ? J’ai encore une proposition à vous faire mais avant il faut que je vous demande : vous plaisez vous ici ?
- Oh oui ! J’adore cette vallée magnifique, ce château enchanté mais surtout j’adore les gens qui vivent ici : hier, j’ai passé une journée merveilleuse à plus d’un titre et j’ai trouvée une amie en la personne du Professeur McGonnagal
- Vous ne pouviez mieux choisir : Minerva est une amie fidèle et attentive. Aimeriez vous rester ici : le temps pour vous d’écrire votre livre.
- Rester ici ? Ça serait merveilleux ! Mais, j’ai ma fille et ma vie à Edimbourg. Et Puis je peux écrire chez moi…
- Vous le pouvez. D’après ce que vous m’avez raconté le soir de votre arrivée votre vie chez les moldus n’est pas folichonne : vous n’avez pas de travail et vous êtes à cours d’argent. A part pour les temps de garde de son père votre fille pourrait aussi bien vivre à Poudlard sans problème et… J’ai besoin d’une professeure de civilisation moldu.
- C’est vraiment un cours qui existe ou bien c’est un cours que vous inventez pour me garder sous la main et vérifier que je fais bien mon travail d’écrivaine ?
Dumbledore ri doucement :
- Vous croyez vraiment que je pourrais faire ça Johanne ? Imposer à mes élèves un cours supplémentaire juste pour m’assurer de votre collaboration ? Non ! Ce cours existe depuis longtemps mais le professeur qui officiait jusqu’à présent est partit. Le jour où je vous ai rencontré je venais d’essuyer un refus d’une autre personne que j’avais approché et j’avoue que votre arrivée m’a semblé être un signe du destin.
- Vraiment ? Et quelles seraient les conditions si j’acceptais votre proposition ?
- C’est une matière optionnelle à partir de la troisième année vous aurais donc 10 classes de 5 niveaux différents. De la troisième année jusqu’aux buses ils ont 1 heures de cours par semaine ensuite ils en ont deux. En tout par semaine vous auriez donc 14 heures de cours par semaine ce qui est déjà beaucoup. En échange, vous et votre fille seriez logées au château et bien sur nourries. Les elfes se chargeront de la petite…euh quel est son nom ?
- Amy-Lee
- Les elfes se chargeront donc volontiers de la petite Amy-Lee pendant vos cours. Et vous gagnerez 50 galions par semaine ce qui représente euh… oh je ne suis pas très douée avec la conversion en argent moldu mais nous arrivons justement chez Gringott : les gobelins vont pouvoir vous renseigner on va vous ouvrir un compte.
Johanne admira la manière dont il s’était passé de son assentiment et tenu pour acquis qu’elle était d’accord. A vrai dire, elle était enchantée et aurais accepté de travailler pour rien s’il l’avait demandé. Elle était certaine que son bébé serait très heureuse de vivre à Poudlard. Quant à elle, elle était émerveillée à l’idée de pouvoir passer une année entière dans ce lieu enchanteur, loin de son appartement miteux d’Edinburgh. Elle regarda autour d’elle : absorbée par sa conversation avec son futur employeur elle avait fait le trajet depuis l’école sans vraiment regarder autour d’elle. Ils avaient dépassé la gare et étaient à l’entrée du village de pré au lard. En face d’eux, un grand bâtiment blanc qui ressemblait à un temple romain trônait majestueusement. Les mots Banque Gringott étaient écrits en lettres capitales sur le fronton. Quand elle entra à la suite de Dumbledore, Johanne s’attendait presque à trouver des empereurs romains en toge au lieu de quoi elle se trouva devant une petite créature qui devait culminer à 1mètre vingt et qui portait un habit rouge. Il avait le teint sombre et un petit menton pointu ses mains et ses pieds – Il était pieds nus- se terminaient par des doigts interminables qui les faisaient ressembler à des araignées. Sa mine était sérieuse et inspirait le respect voire la crainte :
- Pas le genre de créature avec laquelle on peut plaisanter ! Pensa la jeune moldue.
Le petit être s’inclina profondément devant Dumbledore :
- Bonjour ! Comment puis je vous être agréable Monsieur ? demanda t’il tout en lançant un regard appuyé à sa compagne.
- Et bien mon cher Gripsec, moi aussi je vous souhaite le bonjour. Par ailleurs je souhaite ouvrir un compte pour notre nouveau professeur que voilà. Et puis, peut être pouvez vous m’aider ? Je me demandais combien d’argent moldu obtient-on avec 50 galions ?
- Ce sont des Livres Sterling que vous voulez ? Voyons au taux de change de ce matin 08:00 vous auriez eu £263. Vous les voulez en billets ? Demanda la petite créature concentrée sur ses calculs compliqués.
- Non ça va c’était juste à titre indicatif, assura Dumbledore en tendant la main pour prendre une petite clef argentée que lui tendais Gripsec. Quel est le numéro du compte ?
- 2689, c’est écrit sur la clef.
- Me voilà donc titulaire d’un compte et embauchée je suppose, sourit Johanne radieuse.
- Et si nous fêtions cela ? Proposa Dumbledore J’ai moi-même un objet à récupérer dans mon coffre mais ensuite si vous le désirez nous irons Boire une bierrobeurre.
Se tournant vers Gripsec, il lui donna une petite clef en argent qu’il portait autour du cou sous sa robe de sorcier bleu nuit. Le gobelin les invita alors à s’installer dans un petit wagonnet de mine qui se trouvait au fond de la pièce à colonnade blanche. En face d’eux, l’entrée sombre d’un tunnel sans fin était prête à les engloutir. Johanne frissonna, de peur ou de froid, elle ne savait pas très bien. Cinq minutes plus tard cependant elle su que c’était de peur. Elle n’était pas plus tôt assise que le wagonnet avait démarré en trombe, les entraînant dans une course folle dans le noir. Gripsec les dirigeait manoeuvrant des aiguillages d’un coup de bâton quand ils passaient à coté. Cette chute vertigineuse dura longtemps, tellement que Johanne se demanda s’ils allaient en Australie. Mais, aussi brusquement qu’il avait démarré, le véhicule finit par stopper. Une grande porte métallique portant le numéro 713 se dressait devant eux. Gripsec rendit la clef d’argent à Dumbledore qui ouvrit le coffre et disparu un instant dedans. Il ressortit rapidement avec un petit paquet rond qu’il dissimula rapidement dans sa robe et remonta dans le wagonnet. Celui-ci repris le chemin inverse à la même vitesse qu’à l’aller. Johanne fini par y prendre du plaisir : c’était plus drôle qu’un tour de montagne russe. Elle fut quand même soulagée de retrouver l’air libre et réclama gaiement sa bierrobeurre. Elle se sentait euphorique : sa vie était merveilleuse depuis quelques jours.

le voyage de Joanne III

Posté le 06.11.2005 par celak
Confidences d’une chatte.



Il faisait bon dans le château. Johanne avait l’intention de retourner dans la salle d’étude prés du dortoir mais elle fut attirée par la grande salle en face du hall d’entrée. Le plafond était magnifique il reflétait le ciel bleu de cet fin d’après midi estivale avec de petit nuage blanc moutonneux. Quatre grandes tables en bois parallèles indiquaient que cette pièce devait être le réfectoire pendant l’année scolaire. Un sablier surplombait chaque table, remplis avec des joyaux : dans le premier il y avait des rubis, celui d’a coté était plein de saphir, ensuite venait les émeraudes et pour finir les diamants. En face, placée en perpendiculaire, la table des professeurs était plus petite. La pièce était magnifique.

Johanne épuisée par son périple en forêt, s’assit un moment pour profiter de cet endroit exceptionnel. Elle n’avait pas envi de partir mais elle avait un peu faim, elle voulais passer par les cuisines avant de rentrer « chez elle » - Comment un dortoir où je n’ai passé qu’une nuit peut il être chez moi ? C’est pourtant ce que je ressens – un petit plop familier lui fit tourner la tête : c’était Consuelo Manello dy Fuego della Véga.
- Vous avez faim, Madame, demanda t’il avec son ton cérémonieux habituel.
- C’est pourtant vrai que vous lisez dans mes pensées ! Oui j’ai très faim et puis je voudrais également de quoi écrire si c’est possible.
- Selon votre volonté, Madame, dit-il en claquant des doigts. Il avait ensuite disparue de la même manière qu’il était apparu avant même qu’elle puisse lui dire merci.
Johanne avait un peu de problème pour écrire à la plume, un stylo à bille lui aurait mieux convenu. Par contre, elle ne trouva rien à dire au repas : viande froides, pain, fromages, fruits, éclairs au chocolats et rouleau de réglisse la comblèrent de bonheur. Avec ça il y avait une bouteille d’une boisson absolument délicieuse. De la bierrobeurre indiquait l’étiquette : c’était une boisson maltée et pétillante légèrement alcoolisée mais très peu onctueuse, tiède et savoureuse. Un excellent remonte moral : elle avait eu des bulles dans le cerveau avec une seule gorgée. Elle s’était ensuite mise à écrire rapidement et compulsivement : elle avait là une excellente matière pour un livre pour enfant voire une série de livre pour enfant. Le décor, les personnages et l’univers tout entier étaient fascinants mais ce qui lui manquait c’est une intrigue : de quoi tenir en haleine le lecteur. Peut être cette histoire de sorcier qui s’évade de prison en se transformant en chien ? Il lui fallait creuser.

Elle n’entendit pas arriver le Professeur McGonnagal, celle-ci vint s’allonger à coté d’elle, sur la table, sous sa forme féline.
- Oh ! C’est vous professeur ? Comme vous voyez je prend des notes… j’ai tellement envi de garder toutes ces merveilles en mémoire quand je rentrerais chez moi. Je suis écrivaine comprenez-vous ?
- Miaou ! Approuva la chatte en posant sa patte douce sur le poigné de la jeune femme.
- Oh vous ne pouvez pas parler sous cette forme ?
Minerva McGonnagal repris alors sa forme humaine :
- Quand je suis un chat je fait tout ce que font les chats : je ne peut ni parler ni lancer de sort. C’est une fiction que vous voulez écrire sur nous n’est ce pas ?
- Bien sur ! Personne ne me croirait sinon ! Je ne me croirais pas moi-même si je ne le vivais pas. Sourit-elle.
- Oui, et puis il serait dangereux, pour les moldus comme pour les sorciers, de révéler notre univers au grand jour.
- Comment faites vous pour conserver le secret : au vu de la taille de cette école il doit y avoir beaucoup de sorcier en Angleterre !
- En Angleterre et dans le monde entier ! Quand les moldus ont commencé à avoir peur de nous et des créatures magiques nous les avons cachés à leur vue par des sortilèges puissants. Par exemple quand vous avez vu Poudlard au début vous l’avez vu au travers d’un sortilège de protection anti-moldus vous n’avez pu le voir sous sa forme réelle que quand Hagrid vous en a révélé le secret.
- Pourquoi l’a-t-il fait ? Pourquoi ne m’a-t-il pas renvoyé chez moi et fait croire à un rêve ?
- Il aurait pu, il aurait du le faire. Ou tout au moins, c’est Dumbledore qui aurait du le faire puisque Hagrid ne peut plus faire de magie. S’il ne l’a pas fait c’est qu’il a ces raisons : notre directeur est un grand sage et quand il prend une décision c’est réfléchi. Nous lui faisons tous confiance. Il nous a demandé de répondre à toutes les questions que vous pourriez poser.
- Hagrid n’est pas sorcier ?
- Oui il l’est. Mais il n’a plus le droit de faire de la magie : une erreur de jeunesse le maggenmaggot a cassé sa baguette.
- Le maggenmaggot ? Oh ! Expliquez moi s’il vous plait !
- Hagrid est un demi géant par sa mère, quand il est entrer à Poudlard, les autorités se sont alerter de laisser ainsi un enfant avec une force peu commune au milieu des autres. En fait, Hagrid est doux comme un agneau il n’a jamais fait de mal à personne ce qui n’empêchait pas que le ministère surveillait attentivement sa scolarité.
- Dumbledore laissait faire ? Il ne me semble pas homme à tolérer qu’on s’immisce dans ses histoires.
- A l’époque, il était simple Professeur. Le directeur précédent était plus souple, Expliqua McGonnagal agacée d’être interrompue. A l’époque Hagrid était timide et solitaire. Il se sentait mal à l’aise au milieu des autres il était grand, maladroit, pas très bon élève… il passait beaucoup de temps dans la forêt. Il a toujours été un amoureux de la nature : ces matières fortes était la botanique et le soins aux créatures magiques. Le problème c’est qu’Hagrid est un être simple : il a si peu de mal en lui qu’il ne sait pas le détecter chez les autres. Il s’était fait une amie dans la forêt : Aragog l’acromentule.
- Oui, il m’en a parlé, approuva Johanne en frissonnant de dégoût.
- C’est une créature si dangereuse, je me demande comment Hagrid à pu devenir son ami mais il est un fait certain que ni elle ni ses filles ne l’ont jamais mangé. C’est peu être son sang géant qui l’a protégé ? Il était trop coriace ? En tout cas à cette époque l’acromentule était particulièrement affamée : elle venait de fonder son nid et elle attendais sa première portée. C’est un moment particulièrement difficile pour les acromentules car les portées suivantes ses filles chassent pour elle mais la première fois elle doit se nourrir seule en portant ces enfants. Cela la rend plus féroce que jamais et plus intrépide aussi. Hagrid l’a prise sous sa protection, il l’a caché dans son armoire et s’est mis à la nourrir avec la complicité des elfes de maison. A cette époque, Une jeune fille qui se trouvait dans les toilettes du château a été attaquée. Nous l’avons trouvée morte complètement exsangue avec une expression de terreur sur le visage.
Hagrid se doutant qu’on risquait d’accuser Aragog l’a envoyée se cacher dans la forêt mais les elfes de maison ont parlé au ministre et c’était là un prétexte bien pratique pour accuser Hagrid. Il est passé devant le maggenmaggot -le tribunal des sorciers- qui a cassé sa baguette magique et l’a défait de tous ses privilèges de sorcier. Après ça, Hagrid c’est enfuit on n’a pas retrouver sa trace. Maintenant je sait qu’il s’est réfugié dans la forêt : Il a vécu avec un troupeau de centaures pendant plusieurs année ce qui est étonnant quand on sait à quel point les centaures sont sauvages.
Quelques mois après ces événements, nous avons découvert un basilic dans les tuyauteries de Poudlard… Cela innocentait Aragog et Hagrid mais bien peu de personne s’en souciait. Quand Dumbledore est arrivé à la direction, il a fait rechercher Hagrid et en compensation de l’injustice subie il lui a proposé son poste actuel de garde chasse.
- Pourquoi Hagrid n’a-t-il pas récupéré sa baguette ?
- Il avait compris que le ministère se méfierait toujours de lui. Il était majeur quand il est revenu et donc passible de prison si le maggenmaggot se mêlait encore de ses affaires. Il a préféré jouer la soumission et rester près de ses amis les créatures de la forêt. Mais vous avez vu le parapluie rose qu’il trimballe partout ? Si Hagrid voulais vraiment faire de la magie il le pourrait, fini la professeur de métamorphose avec un clin d’œil.
Après un temps de réflexion, Johanne rougit un peu et posa la question qui la turlupinait depuis un moment.
-Comment une humaine et un géant peuvent ils euh….procréer ?
-Oh dans ce sens là ça n’est jamais possible : une sorcière ne peut pas mettre au monde un demi géant sauf en sacrifiant sa vie. Il y a eu quelques cas aux heures les plus sombre de notre histoire en France dans quelques villages des alpes de sorcière violée par des géants mais la plupart meurent avant de tomber enceinte.
- c’est ce qui est arrivé pour Hagrid ?
- Non, là c’était la mère d’Hagrid la géante. Son père est un sorcier français à moitié cracmol nommé Pabo Racanne quand il était enfant il avait l’habitude de se soulager dans la terre croyant vivre ainsi une expérience mystique. Un jour, il s’est trompé : ce n’était pas la terre.
Johanne éclata de rire
-Je connais cet homme : un créateur de mode il avait prédit la chute de la station spatiale MIR.
-Ah oui ? Il est connu chez les moldus ? En tout cas le gouvernement magique français à fort à faire avec lui : il ne respecte pas le principe du secret ! Heureusement les moldus n’ont pas l’air de le prendre beaucoup au sérieux.
-j’ai du mal à imaginer que Hagrid soit son fils : ils ne se ressemblent pas.
-Oh oui ! Heureusement hein ? Hagrid est un homme merveilleux.
- Apparemment tout le monde en pense pas ainsi, votre justice me parait assez partiale, commenta Johanne.
- Oui, notre monde est un monde de caste, les sorciers le dirigent et toutes les autres races sont sous leur domination. Un jour ou l’autre il y aura une révolte et alors nous n’aurons que ce que nous méritons, si vous voulez mon avis. J’ai beau être une sorcière, je n’approuve pas du tout leur politique ségrégationniste. Mais je ne suis qu’une enseignante : mon rôle est de former les esprits de demain qui peut être changeront notre monde.
Après cela, Johanne et Minerva ce mirent à débattre de la fonction d’enseignante : fonction que la jeune écrivaine connaissait bien pour l’avoir déjà exercé. Minerva raconta comment des élèves de l’école avaient organisé le plus beau chahut de tout les temps en organisant un feu d’artifice géant dans le château. Elles avaient ri toutes les deux de l’ingéniosité des élèves pour tout ce qui ne concerne pas le travail scolaire. Et elles avaient fini par monter se coucher en constatant que la nuit était tombée pendant qu’elles devenaient les meilleures amies du monde.
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