Derniers commentaires
Recherche
Le voyage de Johanne XXI
Publié le 12/02/2006 à 12:00 par celak
22. Un jour, une semaine, un mois ou une heure.
Quand elle se réveilla le lendemain matin, Johanne était enfermée dans deux bras masculins, le corps chaud de son compagnon derrière son dos, elle essaya de bouger mais il raffermit sa prise et grogna un « reste ! » impérieux. Elle sourit malicieusement en sentant qu’elle allait se lever beaucoup plus tard ce matin là : heureusement que c’était dimanche !
Il lui conjura un magnifique petit déjeuner quand ils se levèrent, à l’heure du déjeuner.
- Et toi ? Tu ne manges pas ?
- C’est que….
- Je t’ai déjà dit que la viande crue ne me dérange pas ! Allons viens à coté de moi et assied toi.
Il fit apparaître une assiette et se précipita dessus visiblement affamé. Elle n’osait pas parler de peur de rompre le charme mais l’évolution rapide de leur relation la préoccupait :
- Je me demande pour qui tu me prend de t’avoir sauter dessus comme ça ?
- Pour une gourgandine bien sur ! répondit t’il espiègle, j’ai un faible pour les gourgandines…
- Oh tu veux dire que c’est une habitude chez toi ?
- Non, répondit t’il gravement, tu sais je suis un vampire, un réprouvé dans ma société et j’ai pas mal d’ennemis au dehors : je reste la plupart du temps à Poudlard, ça me laisse peu de possibilité pour collectionner les aventures. C’est pour ça que…. Ecoute Johanne il faut que tu comprennes, je ne peux rien te promettre, je suis un homme sans avenir, je vais finir ma vie dans ce château…
- J’ai été marié tu sais et vu comment ça s’est terminé… oh pas si mal que ça hein ? Mais pas si bien non plus… Je ne suis pas prête à m’engager durablement non plus, pas prête à perdre ma liberté…
- Alors on est plutôt d’accord ? sourit-il, manifestement soulagé.
- Je croit que oui, répondit t’elle ravi. Enfin sauf que je vais devoir trouver une pharmacie ouverte pour une pilule du lendemain : on a pris aucune précaution hier soir, c’est carrément inconscient quand on y pense.
- Ne t’inquiète pas j’ai procédé à un sortilège de blocage tu ne risque rien ni pour le bébé ni pour le sida.
- Vous connaissez le sida chez les sorciers ?
- C’est assez confidentiel chez les sorciers mais chez les vampires c’est une préoccupation : ça ne nous tue pas mais ça peut rendre notre vie encore plus pénible.
- Oui évidemment les vampires, le sang… et toi tu… elle n’osait pas aller plus loin un peu effrayé de son inconséquence de la veille.
- Je ne suis pas contaminé. mais de toute manière le sortilège bloque tout y compris les microbes et les virus.
- c’est l’équivalent d’un préservatif donc ?
- Ah oui c’est vrai j’ai déjà vu ça dans vos revus médicales : des préservatifs ça doit être inconfortable non ?
- Non pas tant que ça, et puis ça sauve des vies. Tu lis des revus médicales moldus ?
- Oui je suis un chercheur je te le rappelle et contrairement aux autres apothicaires je ne suis pas sectaire : certains remèdes moldus sont plutôt intelligent : la pénicilline par exemple.
Elle lui proposa de venir se doucher avec elle mais il refusa :
- Les vampires supportent mal l’eau qu’elle soit bénite ou non.
- Alors tu ne te laves jamais ? questionna-t-elle assez inquiète.
- J’utilise des sorts de nettoyage ça marche bien sauf pour les cheveux mais dernièrement j’ai trouvé un produit moldu très utile à base de pétrole. J’ai étudier sa composition et je l’ai même un peu amélioré je trouve mes cheveux moins gras depuis qu’en penses tu ?
- J’avais remarqué ça le jour où on c’est croisé à la foire au potions, tu as raison c’est beaucoup mieux.
Ils continuèrent à parler tranquillement, passant la journée ensemble à se découvrir mutuellement.
Rogue avait refusé de lui en dire plus sur la cérémonie entrevue le soir du bal de noël. Elle ne lui en voulait pas comprenant qu’il soit loyal envers Dumbledore. Elle décida d’aller demander des comptes au directeur qui s’était fait étonnement discret depuis ce soir là.
- Je me doutais bien que vous finiriez par venir me demander des comptes ma chère enfant.
- Ravie de faire vérifier vos prédictions vous comptez reprendre le cours de divination du Professeur Trelawney ?
- Non la pauvre elle serait bien malheureuse si je faisais une chose pareille ! Mais ce n’est pas des cours de divination que vous êtes venu parler n’est ce pas ?
- Non ! Expliquez moi ce que vous faisiez cette nuit là.
- c’est impossible, Johanne, je suis navré, c’est un secret.
- Vous m’aviez promis la transparence !
- Je vous ai promis de vous dire tout ce qui vous concernait Johanne et ceci ME concerne.
- c’était une messe noire ? C’est ça ? Il y avait du sang…
- Non Johanne je ne pratique aucun culte satanique et ce que vous avez vu n’était que du pigment.
- Et il servait à quoi ce pigment ?
- N’essayez pas de me tirer les vers du nez Johanne ! je suis vraiment navré que vous ayez assisté à ça normalement il y a un sortilège dans le dédale qui mène à l’aile ouest qui enchante les chaussures des intrus pour qu’ils retroussent chemin… je n’avait pas prévu que l’intrus en question ôte ses chaussures pour fuir devant un agresseur.
- Comment savez vous que….
- J’ai regardé la carte ce soir là en rentrant je suppose que Gilderoy vous a fait des avances trop pressante et que vous avez refusé ?
- Vous savez cela ?
- Oui, à vrai dire je devrais le mettre à la porte. Mais si je fait ça le ministère nous envoieras un autre espion : ça serais dommage maintenant que nous avons démasqué celui là qu’en pensez vous ?
- c’est un espion du ministère ? Comment savez vous cela ?
- Il ne vous a pas parlé d’Ombrage ? Comment aurait t’il su qu’elle vous tient pour une dépravée s’ils n’avaient pas parlé de vous ensemble ?
- Mais qui vous à dit que… Séverus Rogue ! Il a osé vous parler de… je lui faisait confiance !
- Séverus Rogue m’a juste confirmé que Gilderoy était là pour me surveiller, il ne m’a fait aucune confidence d’ordre privé ce n’est vraiment pas son genre. Cela dit n’oubliez pas que je voit tout ce qui se passe dans ce château : je sais bien qu’il n’a pas passé son week-end dans sa chambre et j’avoue que quand j’ai vu qu’il y avait deux personnes dans votre appartement samedi soir j’ai vérifié qu’il ne s’agisse pas de Lockhart…
Johanne rougit violemment.
- Ne vous inquiétez pas : votre vie privée restera privée ne ce qui me concerne : j’ai beaucoup d’affection pour Séverus Rogue je ne ferais rien qui puisse mettre en péril son bonheur. Je resterais discret.
- Espèce de grosse bourrique stupide tu ne pouvais pas tenir ta langue !
- Mais je te jure Séverus je ne l’ai pas fait exprès ! Je lui ai dit que tu ne l’avais pas fait intentionnellement que tu ne pouvais pas aller à l’encontre de ta nature…
- Mais tu es trop stupide ! Tu avais abusé du fire whiskies ou quoi ???
- Oh Séverus ! Je te demande pardon, renifla Hagrid en pleurant abondamment
- Allons ! Allons ! Messieurs ! Que ce passe-t-il ? Pourquoi faites vous ainsi irruption dans mon bureau en vous disputant devant une dame ? intervint le directeur.
- Hagrid se tue brusquement et rougit violement en apercevant la jeune moldue. Il était visiblement embarrassé par sa présence.
- Je vais vous laissez proposa la jeune femme sentant qu’il y avait derrière cette histoire quelque chose que le demi-géant ne voulais pas dire devant elle.
- Reste ! De toute façon maintenant que ce benêt a tout raconté à Potter ça va se savoir. Si le gamin parle je vais devoir rendre des comptes au maggenmagot.
- Tu as tout dit à Harry, Hagrid ? interrogea Dumbledore alarmé.
- cet enfant ! Se justifia le garde chasse en rougissant et en regardant ses pieds…il m’a tirer les vers du nez, il est très malin.
- c’est surtout toi qui es stupide, assena Séverus furieux.
- Et il était où la derrière fois que tu l’as vu ? demanda le directeur en se postant devant sa carte.
- Dans ma cabane, il était venu me rendre visite…
Profitant que le directeur se plongeait dans la contemplation de sa carte Johanne se rapprocha de Séverus :
- Le couple que tu as mordu c’était ?
- Oui, c’était les Potter.
- Mais je croyais qu’il était présent pourquoi ne l’a tu pas mordu ?
- Je devais être repus ou bien c’était un reste d’humanité constata t’il, amer.
Elle mis la main sur son bras, apaisante.
- Il est dans la forêt interdite avec Remus Lupin. Hagrid, attrapez Fumseck il va nous transportez, ordonna le directeur, vous deux ne soyez pas là quand je le ramènerais, Séverus ne vous inquiétez pas je vais lui expliquer.
- Qu’est ce que tu risques s’il te dénonce ? demanda t’elle anxieuse après l’avoir raccompagné à son appartement.
- je risque Azkaban.
- C’est la prison où a été enfermé Hagrid ?
- Il n’y avait pas été on avait juste cassé sa baguette mais c’était de justesse et uniquement parce qu’il était mineur. Ils n’auront pas la même mansuétude pour moi.
- Nous pourrions nous enfuir ?
- Nous ? Je ne t’entraînerais pas dans cette aventure Johanne, tu as une fille tu aurais trop à y perdre.
Elle avait oublié sa fille ! Elle pris conscience de l’attachement qu’elle ressentait pour cet homme. Elle voulais être avec lui quoi qu’il arrive pour le temps qu’il leur restait : un jour, une semaine un mois ou une heure… Elle décida qu’ils avaient mieux à faire que s’inquiéter et l’entraîna vers le lit.
l'image vient de
là