Derniers commentaires
Recherche
le voyage de johanne XVI
Publié le 24/01/2006 à 12:00 par celak
Ombrage et la Pornographie
Quand l’affiche concernant le bal de noël était apparue sur le panneau d’affichage dans le hall d’entrée, elle avait donné le top départ à des tractations sans fin parmi les élèves. Johanne avait intercepté pendant son cours un petit mot à l’orthographe approximative destinée à Lavande Pavarti, l’attrapeuse de griffondor. Elle l’avait rendu discrètement à Neville en lui conseillant d’avoir le courage de faire sa demande de vive voix et si possible en dehors des heures de cours.
Dans la salle des professeurs, l’ambiance était moins légère : on attendait une visite d’observation de Dolorès Ombrage qui était sensé faire des propositions au ministère pour « assurer un accueil personnalisé des élèves issus de moldus dans les institutions éducatives ». Malgré la formule alambiquée, chacun était au fait des penchants de la conseillère du ministre pour la ségrégation des moldus. Même si Poudlard était une école privée et indépendante l’institution aurait mauvaise presse auprès des parents si elle se révoltait ouvertement contre le ministère.
Il y avait deux clans chez les professeurs certains –optimistes béats- pensaient que ce n’était pas très grave : comme d’habitude il y aurais des commissions d’enquêtes et des polémiques et puis la montagne accoucherais d’une sourie car de toute façon l’influence du ministère sur le conseil d’administration était vraiment minime.
Pour d’autres, avec lesquels Johanne était plutôt d’accords et dont Minerva était la principale porte parole, c’était inquiétant de voir le ministère afficher des opinions aussi ouvertement racistes sans que l’opinion publique ne réagisse.
En attendant, Dolorès Ombrage était attendue en tant qu’observatrice pour la première semaine de décembre et il avait été demandé aux professeurs de lui ouvrir leur porte. Johanne avait particulièrement soigné ses cours cette semaine là voulant faire honneur à Albus Dumbledore qui l’avait choisi comme professeur malgré les préventions de la petite bonne femme à la face de crapaud dont elle gardait un mauvais souvenir.
Le premier à être « visité » fut Firenze. Il en revint assez énervé : elle n’avait pas arrêté de faire des remarques désobligeantes. Johanne avait du mal à reconnaître dans le centaure furieux qu’elle avait devant elle le gentil professeur que tous les élèves appréciaient. Etait-ce la technique d’ombrage ? Déstabiliser les professeurs pour affaiblir la crédibilité de Dumbledore ? Si c’était le cas elle était très douée ! Elle se fit la promesse de rester très calme et de l’ignorer autant que possible.
C’est l’après midi même avec sa classe de troisième année qu’elle fut obligée de tenir cette promesse faite à elle-même.
Cela commença mal avec la –face de crapaud- non ! Madame ombrage se reprit intérieurement la professeur de civilisation moldue, Elle essaya de faire apparaître une chaise. Bien sur, rien ne se passa et Johanne due expliquer que sa classe était soumise à un sortilège d’horadus. Ensuite, sa plume à papote ne fonctionnait pas non plus, elle du écrire avec un stylo bille ce qui la mit dans une humeur massacrante
- Me voila rabaissée à l’état d’une moldue si je comprend bien, ça doit vous faire plaisir, professeur Rowling, de rabaisser ainsi des sorcier à votre niveau.
- Il s’agit simplement de donner à ses jeunes sorciers la capacité de se fondre dans le monde moldu, Madame, répondit froidement l’enseignante en se mordant les lèvres pour éviter de lui dire que c’était surtout la présence de tarée congénitale comme Ombrage qui bafouait l’honneur sorcier.
Elle avait prévu des travaux pratiques qu’elle jugeait très intéressant : elle avait ramené des catalogue de vente par correspondance et des ciseaux et demandait aux jeunes sorciers et sorcières de faire une simulation d’achat d’une garde robe moldue pour un séjours d’une semaine avec une réception : ils devaient préparer un bon de commande, compter l’argent moldu dont il aurait besoin, préparer une enveloppe pour la poste moldue et pour illustrer leur travail découper les tenues choisis avec des banals ciseaux moldus ce qui était bien plus difficile qu’avec un simple sort de découpe.
Ombrage s’était emparé d’un catalogue qu’elle feuilletait d’un air dégoûtée, apparemment la mode moldu ne correspondait pas à ses critères de bon goût : pas assez de grandes fleurs roses et de dentelles sans doute sourit Johanne en regardant sa robe ridiculement bariolée et surchargée.
A un moment, la technocrate tomba en arrêt sur une page qui la fit rougir violement. La professeure de civilisation était en train d’expliquer à un malefoy assez maladroit comment tenir ses ciseaux quand elle se retourna elle vit immédiatement l’expression à la fois triomphante et dégoûtée de la face de crapaud…
- C’est une Honte ! Un scandale ! De la pornographie ! De jeunes esprits impressionnables ! Vous pervertissez nos enfants !
Interloquée Johanne regarda la page qui provoquait le scandale : c’était des sous vêtements vêtement féminin rien de bien choquant au yeux de la moldue certes habituée à voir dans le métro des affiche de trois mètres de hauts ventant n’importe quel article à grand renfort de femme nues.
- Hum ! Calmez vous Madame Ombrage, ce n’est qu’un catalogue de vêtements il y a quelques pages de sous vêtement comme dans tout les catalogue mais ça fait partie de la garde robe des moldus… je ne sais pas comment font les sorcier mais il se trouve que nous et bien nous achetons aussi nos sous vêtements par correspondance.
- Je ferais mon rapport ! Ça ne se passera pas comme ça ! Et puis j’exige que vous retiriez tout de suite ces magazines pornographiques des yeux de ses pauvres enfants innocents !
- C’est hors de question ! Ils en ont besoin pour finir leur travail et puis vous êtes bien sensé être une observatrice non ? Et bien, observez ! Et cessez d’intervenir dans MON cours.
- Vous plaisantez j’espère ! Je ne vais pas vous regarder pervertir ses enfants. Je vais tout de suite en référer aux autorités supérieures !
- C’est ça faites donc ! répondit brutalement Johanne avec une assurance qu’elle était loin de ressentir.
Les élèves étaient restés assez silencieux pendant l’échange mais la sortie en fanfare de la face de crapaud provoqua des murmures. Et un « ouais bien joué » enjoué de la par de Harry ce qui fit sourire leur professeure.
Aussitôt après le cours, Johanne, anxieuse se précipita au bureau de Dumbledore avec un catalogue pour avoir l’avis de son directeur : elle avait remarqué que la société sorcière était assez conservatrice et elle avait peur d’être allé un peu trop loin.
- Johanne ! Je vous attendais ! s’exclama le directeur en la voyant arriver
- Madame Ombrage vous a expliqué ? soupira la jeune femme un peu inquiète.
- Oui, mais j’aime autant avoir votre version des faits : je ne lui fait pas entièrement confiance.
Johanne lui expliqua le travail qu’elle avait demandé aux élèves et lui montra le catalogue qui avait tant choqué la sorcière
- Eh bien ! Eh bien ! sourit le directeur en voyant les pages incriminés. Nos élèves n’ont pas l’habitude d’autant de charmantes courbes…
- Oui j’ai sans doute exagéré : les sorciers sont éduqués plus strictement que les moldus.
- Notre société est d’une pruderie peut être un peu trop rigoureuse, la votre, par certains égards, manque un peu de pudeur. Mais dans le cas qui nous occupe c’est assez innocent : il y a des affiches plus affriolantes dans la vitrine de Madame Guipure et personne ne s’en ai jamais offusqué. Je trouve que les devoirs que vous donnez aux élèves sont très bien Johanne c’est vraiment le genre de chose que j’attendais de vous : apprendre à manier l’argent moldu, à acheter des articles, à poster une lettre, à s’habiller comme un moldu. Votre cours est ludique et d’une utilité certaine. Je tiens à dire que je suis entièrement satisfait de vous. Ne vous inquiétez pas de notre parangon de vertu, je me chargerais de la remettre à sa place.
Rassurée, Johanne décida de profiter de la fin de son après midi libre pour aller se promener avec Amy-Lee dans le parc. Il faisait très froid mais le ciel était d’un bleu sans nuage. Le parc était calme car la plupart des élèves étaient encore en cours. Plus loin, à la lisière de la forêt, Hagrid était avec une classe mais elle bifurqua vers le terrain de quidditsh : elle avait envi d’être seule avec sa fille. Celle–ci babillait joyeusement dans la grande écharpe qui l’entourait et l’attachait à sa mère formant un berceau chaleureux dans lequel elle se lovait.
Sur le terrain une silhouette sur un balai faisait des figures acrobatiques, en plissant les yeux, Johanne reconnu les cheveux blonds du professeur Lockhart qui fonçait sur elle. Objectivement il l’avait vu, il aurait été impoli de faire demi-tour malgré son besoin de solitude. De toute façon, Amy-Lee battait des mains en criant toute heureuse de voir un balai.
- Johanne ! J’ai entendu parlé de votre altercation avec Madame Ombrage ce matin…
- Oh s’il vous plait parlons d’autre chose ! Je n’ai plus envi de penser à face de crapaud aujourd’hui…
- Face de crapaud hein ? Hum en effet essayons de trouver un sujet qui ne vous mette pas d’humeur à salir votre jolie bouche avec des insultes ! Voyons… qu’allez vous porter au bal de noël ?
- Le bal de Noël ? Les profs y assistent ?
- Bien sur ! Il faut bien quelques chaperons pour garantir la moralité de cette petite sauterie ! Je vous préviens il faudra être époustouflante : je ne sort qu’avec la reine du bal et je ne croit pas me tromper en pensant que cette année ce sera vous !
- Est-ce une invitation ? Ou bien, comme d’habitude, votre insupportable autoritarisme présume que je ne peux pas faire autrement que me soumettre à votre volonté ?
- Vous aviez d’autres projets ?
- pas vraiment mais…
- Alors c’est dit ! Je passerais vous prendre vers 20h30.
- Gilderoy, vous êtes insupportable !
À ce moment, l’équipe de quidditsh de pouffsouffle arriva pour s’entraîner et les deux professeurs s’éclipsèrent pour laisser les élèves profiter de leurs loisirs en paix. Johanne était un peu vexée de la demande cavalière de son collègue mais elle commençait à le connaître et savait que derrière sa rustrerie il était un compagnon agréable aussi décida t’elle d’aller malgré tout au bal avec lui.
l'image vient de
là